Archives pour avril 2008

Durant 4 jours, 7 sans-abri parisiens ont eu carte-blanche pour photographier leur quotidien.

Après une première présentation à Paris mi-avril, leurs clichés seront exposés en province puis au Parlement européen à l’automne.

Extraits en images.

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Islam, 9 ans, a été évincé d’une émission à laquelle il devait participer sur une chaîne jeunesse de la TNT. Le motif ? Son prénom à connotation religieuse qui n’a pas plu aux organisateurs. Ses parents ont décidé de porter plainte.

L’affaire remonte au 16 février. Islam a rendez-vous avec son meilleur ami dans les locaux de la boîte de production Angel Production, pour la dernière étape d’un casting. A la clé, sa participation à l’émission “In ze boîte”, diffusée sur Gulli (chaîne du groupe Lagardère Active), dont le garçon est fan, quelques jours plus tard.

La surprise est à la hauteur de son enthousiasme. Embarrassée, une employée de la production s’adresse à Farah Alaouchiche, la mère de l’enfant. “Il y a un problème, votre fils ne peut pas garder son prénom. S’appeler Islam, pour un garçon, c’est comme porter un voile pour une fille”, rapporte Le Parisien dans son édition du jour. Les casteurs de l’émission lui proposent alors d’opter pour un autre prénom. Scandalisée, la mère refuse et s’en va.

L’enfant est sous le choc. “Moi, j’étais triste, je me demandais ce que j’avais fait de mal. Ensuite, à l’école, je suis passé pour un mytho, j’avais juré à mes copains qu’ils allaient me voir à la télé”.

Deux mois après les faits, ses parents ont décidé de porter plainte pour discrimination. “C’est pour son honneur”, justifie Billel, le père. Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la Ville, partage l’indignation de la famille. “C’est une vraie violence qui a été faite à un bout de chou.”

De son côté, la chaîne Gulli répond qu’elle n’est pas à l’origine de cette consigne et parle d’une “réaction aux antipodes de [ses] valeurs en matière de diversité”.

article publié sur

© France Info

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Plus de 1.200 personnes ont été exécutées dans le monde en 2007, selon un rapport publié aujourd’hui par Amnesty International. Malgré une baisse conséquente par rapport à l’année précédente, la Chine conserve la tête de ce triste palmarès.

A quatre mois du début des jeux Olympiques, un nouveau rapport écorne l’image de la Chine. 470 personnes sont tombées devant ses pelotons d’exécution en 2007.

La Chine a été “le plus gros utilisateur de la peine de mort” en 2007, souligne Amnesty International, avant d’ajouter que “ce chiffre s’appuie sur des informations publiques et n’est donc qu’un absolu minimum”.

En effet, près de 6.000 personnes auraient été exécutées en 2007, selon l’organisation américaine Fondation Dui Hua, citée par Amnesty, qui s’appuie sur les témoignages de responsables locaux chinois.

“Alors que Pékin se prépare à accueillir les jeux Olympiques, nous mettons au défi le gouvernement chinois afin qu’il mette un terme à l’utilisation de la peine de mort”, a demandé Amnesty.

En Chine, outre les crimes violents et la trahison, plus de 60 crimes sont passibles de la peine de mort, dont le trafic de drogue, le détournement de fonds et autres malversations financières.

L’Iran arrive en deuxième position du classement d’Amnesty, avec près de 380 mises à mort. Un chiffre doublé au regard de 2006. Les Etats-Unis se placent quant à eux en cinquième position, avec 42 personnes exécutées.

A l’instar des années précédentes, près de 90 % des exécutions ont été le fait d’une poignée de pays (Chine, Iran, Arabie Saoudite, Pakistan et Etats-Unis).

Malgré une diminution de 300 exécutions en 2007, 3.350 personnes ont été condamnées à mort l’année dernière dans le monde, et 28.000 prisonniers seraient dans l’attente de leur exécution.

article publié sur France Info

© France Info

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Trois fauteuils club, un ampli et une guitare électrique : bienvenue dans le salon de Patti Smith. La star du punk-rock américain des années 1970 s’est installée à la fondation Cartier. Elle expose 50 dessins et 250 photos. À savourer jusqu’au 22 juin.

On connaissait la Patti Smith indomptable, cheval fougueux qui enflammait la scène punk-rock américaine dès les années 1970. Mais on ignorait la production extra musicale de cette figure libre pour qui « le rock est politique ». La chanteuse s’est installée au sous-sol de la Fondation Cartier, à Paris, « pour constituer un ensemble qui donne aux gens l’envie de produire à leur tour leurs propres Å“uvres ».

L’exposition réunit une série d’objets personnels de l’artiste et surtout une collection de 250 photos prises avec un vieux Polaroïd Land 250, qui a donné son nom à l’exposition. Les pantoufles du photographe Robert Mapplethorpe, son amour de jeunesse, le lit de Virginia Wolf, la machine à écrire de Hermann Hesse, les couverts d’Arthur Rimbaud. Patti a toujours voué un culte sacré au poète à la mèche rebelle qui reste une de ses inspirations notoires. Dans son journal intime, présenté au visiteur à deux pas d’une photo de la tombe de l’artiste, elle signe une épitaphe en forme d’hommage. « Rimbaud was a Rolling Stone, he was damn so young » (’Rimbaud était un homme sans attaches, il était bien trop jeune’). Un peu plus loin, elle fait part de ses réflexions sur la vie. « How predictable we are unless we get killed ». (’Comme nous sommes prévisibles jusqu’à ce que la mort nous rappelle’)

La rock star livre aussi des photos naturalistes prises entre 1967 et 2007. Des statues, des tombes, des cimetières, des églises, des façades d’hôtels. Mais aussi des images plus vivantes : artistes, passants, proches, dont une photo surprenante de son fils qui porte un énorme tatouage de son père sur le bras.

La voix monocorde et saccadée de l’artiste commente des vidéos. Voyage introspectif à New York, la ville où elle a gratté sa première guitare, la vie en mouvement dans des endroits revisités de Paris, comme le métro ou encore des scènes de la vie nocturne de la capitale. On peut prendre le temps de décortiquer ces courts-métrages en s’asseyant au centre de la salle. « J’ai apporté des fauteuils et des tapis de chez moi pour que les gens se sentent à l’aise ».

La photo a donné une seconde vie à la grande pythie du rock. À la fin des années 1980, le deuil l’accable : Robert Mapplethorpe, Richard Solh, son ex-pianiste et Todd, son frère. En 1994, une crise cardiaque emporte son mari, Fred Sonic Smith, ancien guitariste du groupe protopunk MC5. Telle une survivante, Patti se raccroche à la photo pour exorciser cette période tragique. Son Polaroïd en bandoulière, elle immortalise les scènes de vie qui la touchent. « Ce fut une façon de me rétablir, de proclamer ma confiance et cela m’a rendue heureuse. La photo a été ma rédemption. J’ai besoin d’avoir des moments où je ne suis pas concernée par le monde, où je suis juste connectée avec moi-même et non pas à la Patti attachée à ses responsabilités, à sa famille, à son groupe, des moments où je me fais plaisir. C’est ce que les photos m’apportent. Donc, dans un sens, les photos sont sans doute ma part la plus personnelle », déclarait la chanteuse dans les colonnes du Monde en mars dernier.


Patti Smith, Land 250, jusqu’au 22 juin à la Fondation Cartier, à Paris.

article publié sur lecourant.info

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