Archives pour 5 juillet 2008

Le maire d’Angers a symboliquement déchiré hier la photo d’Ingrid Betancourt, où elle apparaissait prostrée et amaigrie, aux mains des Farc. © Paul Gypteau

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Exit la photo mettant en scène Ingrid Betancourt, malade et émaciée, prisonnière des guérilleros colombiens depuis février 2002. Jean-Claude Antonini a déchiré hier après-midi sur le parvis de l’hôtel de ville le cliché qui avait ému le monde entier en novembre 2007. Un geste symbolique du maire d’Angers pour saluer la libération de l’ex-otage franco-colombienne, faite citoyenne d’honneur de la ville en mars 2003.

« On a l’habitude des minutes de silence. Mais aujourd’hui faisons une minute de bruit pour marquer la libération d’Ingrid Betancourt, symbole des prisonniers politiques ». Une minute de bruit à peine audible. « Je suis ravie de fêter la libération d’Ingrid aujourd’hui, mais la cérémonie était trop courte, on parlait de bruit mais on n’a rien entendu ! », s’étonne Michèle, toujours émue par le calvaire de celle dont elle a « lu le livre quinze jours avant son enlèvement ».

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 5 juillet 2008)

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Le technicien belge Paul Englebert a délaissé les vieilles bobines argentiques, comme ici dans une salle de projection des 400 Coups, pour se consacrer à l’avenir du cinéma, le numérique. © Paul Gypteau

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Pionnier du cinéma haute définition depuis les années 1990, le technicien belge Paul Englebert animait, hier, une rencontre des Ateliers d’Angers.

Qu’est-ce que la haute définition et comment cette technologie a-t-elle révolutionné le cinéma ?La HD, c’est la fin de l’analogique ! De la prise de vue jusqu’à la diffusion en salles, tout passe par informatique. En somme, le numérique c’est une série d’images numérotées qui se suivent et qu’on peut retoucher à volonté. La HD a trouvé son essor au début des années 2000. Et depuis, le travail en numérique a explosé ! Aujourd’hui en Europe, seulement 40 % des films sont réalisés en HD et peu de salles de cinéma sont équipées pour le projeter. Mais dans les prochaines années, le numérique va s’imposer comme la norme. Dans 5 ans, 8 000 salles européennes seront équipées. Quoi qu’on en dise, le cinéma a pris le tournant du numérique pour des raisons économiques.

Ces motifs économiques pèsent aujourd’hui dans le budget d’un film ?

Le numérique a démocratisé le cinéma. Pour des films à petits budgets - environ 150 000 € - les réalisateurs économisent 10 %, c’est énorme ! Pourquoi ? Parce que c’est un support bon marché qui permet un nombre de prises illimité, contrairement aux pellicules. C’est une économie qu’on retrouve aussi après le tournage. Fini le temps de la bobine 35 mm où il fallait isoler l’image, la scanner et la truquer avant de la réinsérer dans le film. Aujourd’hui, on travaille directement sur les images.

Quelles formations suivre pour travailler dans le cinéma numérique ?

Les écoles de cinéma ne peuvent pas s’offrir le matériel numérique le plus récent car il se renouvelle trop vite. L’idéal est d’en connaître le fonctionnement puis de se former en multipliant les stages.

 

Recueilli par
Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 5 juillet 2008)

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