Archives pour 13 juillet 2008

Les haltes et les étapes se succèdent dans l\'immensité glacée pour Fabien Docet, avec des températures qui flirtent avec les - 65 °C. - © Fabien Docet

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Après un périple en solitaire dans l’immensité du Canada, qui a duré près d’un an, cet explorateur du Maine-et-Loire a retrouvé les siens. Récit de voyage.

 

De la solitude, des paysages glacés et une quête d’absolue. Le périple de Fabien Docet a duré plus de 300 jours. Parti de Whitehorse, au nord-ouest du Canada, le 2 juillet 2007, il vient de retrouver sa famille à Saint-Philbert-du-Peuple, dans l’est du département. À raison de 5 à 25 km de marche par jour selon le temps, cet explorateur de 46 ans affiche près de 7 000 kilomètres au compteur.

 

Une traversée jalonnée d’aléas climatiques et matériels. « La traversée des rivières a été particulièrement difficile, j’ai pris de sacrés bouillons ! On ne peut pas lutter contre le courant et il faut traverser en plusieurs fois pour transporter tout le matériel. » Après avoir franchi les montagnes rocheuses, il arrive à Norman Wells, tout près du cercle arctique. Les haltes et les étapes se succèdent dans l’immensité glacée, avec des températures qui flirtent parfois avec les - 65 °C. L’aventure, la vraie.

 

« J’ai manqué de nourriture »

 

À 150 km de Churchill, une ville de l’est qui borde la baie d’Hudson, l’équipée de Fabien Docet marque un coup d’arrêt. « Je suis tombé dans un cul-de-sac. La neige avait envahi un terrain déjà très accidenté et la végétation avait poussé pour former un mur de petits sapins très serrés. J’ai cherché une issue pendant six jours. À force de tourner et virer, les vivres ont diminué et j’ai manqué de nourriture. » Il utilise alors son téléphone satellite pour prévenir sa compagne, Léonie Sommer. Elle pilote l’intendance à distance depuis la France. Son assurance française refuse d’engager les fonds pour envoyer un hélicoptère le secourir. C’est finalement la gendarmerie royale canadienne qui volera à son secours.

 

Après son rapatriement à Churchill, celui que les autochtones surnomment Whitefingers, à cause des engelures qui endolorissent ses doigts, poursuit son chemin jusqu’à Thunder Bay. Les lacs glacés font place à la transcanadienne d’asphalte. Sa traversée se termine là-bas. « Ce n’était plus ma vision du voyage, marcher sur une route goudronnée n’avait plus d’intérêt. » Plus que les paysages, ce sont aussi des rencontres exceptionnelles qui lui laisseront des souvenirs inoubliables. « Je me suis fait de vrais amis, comme Paul ou Kenneth, que j’ai rencontrés pendant mon voyage. Si vous êtes humble et simple, les gens du nord vous accueillent à bras ouverts. »

 

Il écrit un carnet de voyage

Ce groupe de soutien, qui s’organise au Canada et en France, Fabien et Léonie l’ont baptisé « la cordée ». Belle image pour remercier les rares personnes qui les ont épaulées pendant cette épopée singulière. Car nombreux sont ceux qui n’ont pas cru dans le projet. « Mais je les remercie aussi. Ils m’ont donné la niac pour y arriver, je n’aurais pas pu leur faire le plaisir d’abandonner. »

Une semaine tout juste après son retour en France, Fabien bouillonne déjà de projets pour repartir dans le Grand Nord. Ce gaillard aux yeux bleus prépare déjà l’écriture de son carnet de voyage et rechaussera ses bottes en janvier. Pas pour marcher cette fois, mais pour travailler aux côtés de sociétés canadiennes dans la prospection d’uranium, d’or et de diamants.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 13 juillet 2008)

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Les enfants de Saint-Philbert-du-Peuple ont rendu hommage à Fabien Docet, rentré en France dimanche dernier. - © Paul Gypteau

Les enfants de Saint-Philbert-du-Peuple ont rendu hommage à Fabien Docet, rentré en France dimanche dernier.
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Bruno Pelerin est le « Monsieur centre-ville » de la cité. Il assure le relais entre les commerçants affiliés aux Vitrines d\'Angers, la ville et la CCI. © Paul Gypteau

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Il connaît les boutiques du centre comme sa poche. Bruno Pelerin est au service des Vitrines d’Angers et ne manque pas d’idées.

Appelez-le « Monsieur centre-ville ». À 41 ans, Bruno Pelerin veille sur les commerçants du centre-ville comme un pasteur veille sur ses ouailles. Il fait partie de la centaine de « managers de centre-ville » qui quadrillent l’Hexagone. Une fonction inventée par nos voisins anglais voici 15 ans pour redonner du peps’aux commerces de proximité.

Aux petits soins pour les boutiques affiliées aux Vitrines d’Angers (1) depuis octobre 2007, Bruno Pelerin ne connaît pas la routine. « Ma fonction ? C’est vaste ! J’ai surtout un rôle de relais d’informations entre la chambre de commerce et d’industrie, la ville et les affiliés aux Vitrines ». Un référent qui anime aussi les groupes de travail chargés de plancher sur les opérations commerciales ou l’arrivée du tramway.

Le tramway ? Les travaux sont inéluctables, mais qu’à cela ne tienne ! Bruno Pelerin entend bien tirer profit de l’arrivée des pelleteuses pour rendre le centre encore plus attractif. « Profitons-en pour créer l’événement ! On a déjà pensé à organiser des nocturnes, des ventes flash et pourquoi pas des concerts au beau milieu des chantiers ! », lance-t-il, le regard pétillant.

Après avoir fait ses gammes à Périgueux comme conseiller entreprise, Bruno Pelerin a posé ses cartons à la CCI du Maine-et-Loire voici dix ans. Chef d’orchestre incisif, il n’en oublie pas moins l’importance du « travailler ensemble ». « Tout seul, vous n’êtes rien ! ». Son sens du contact lui sert aussi à convaincre les commerçants. « Si on sent un malaise autour d’une décision, je vais l’expliquer, ça tient souvent à une incompréhension ». Et inversement. « Je fais aussi remonter les remarques des commerçants à la direction des Vitrines d’Angers. »

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 13 juillet 2008)

(1) association qui regroupe 150 des 300 commerçants de l’hypercentre d’Angers

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