Archives pour 14 juillet 2008

Mascotte du musée, l\\\'entraînant professeur Di Namo présentera tout l\\\'été les pièces les plus surprenantes de la collection du château, comme ici une radio et une télévision anciennes. © Paul Gypteau

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Après les démonstrations de l’intriguant professeur Di Namo, le musée de la communication de Saint-Barthélemy lance de nouveaux ateliers.

À fond dans la nouveauté ! Après les démonstrations d’appareils électriques du professeur Di Namo lancées en 2006, le musée de la communication de Saint-Barthélemy rivalise de créativité. À partir du 14 juillet et pour tout l’été, les visiteurs du domaine de Pignerolle ne vont pas s’ennuyer.

Le lundi, les enfants pourront découvrir la fabrication de l’électricité et comment les énergies renouvelables vont révolutionner notre futur. Mais pas question de laisser les parents sur la touche. Eux aussi pourront mettre les doigts dans les fils. « Les ateliers du mercredi sont ouverts à tous. Si les enfants découvrent, les parents révisent ce qu’ils savaient peut-être déjà. Fonctionnement du son, de la lumière ou encore des dessins animés, personne ne s’ennuiera ! », se réjouit le professeur Di Namo, lunettes en plastique noires assorties à sa fine barbe brune.

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1300 curieux objets au musée

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C’est le même professeur Géo Trouvetou qui fera rêver le public, en présentant quelques-uns des 1 300 curieux objets du musée. Des appareils d’un autre temps ? « Pas tant que ça ! Ils ont l’air de vieilles carcasses vus derrière une vitrine, mais les gosses sont surpris de voir fonctionner une télé couleur des années 1970 et d’apprendre qu’à l’époque, elle coûtait le prix d’une… petite voiture aujourd’hui ! », s’amuse Di Namo. Et chut, c’est encore un secret, mais des « visites magiques » enchanteront les dimanches après-midi en présentant des illusions d’optique.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 14 juillet 2008)

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Programme, à partir d’aujourd’hui :

Outre la partie Jules Verne, les enfants pourront découvrir la conquête spatiale en partant à l\'assaut de la capsule Apollo. © Paul GypteauLundis, à 15 h 30 : ateliers du professeur Di Namo, public familial, thème de l’énergie.
Mardis et jeudis, à 15 h 30 : visites et démonstrations d’appareils du musée.
Mercredis, à 15 h et 16 h : ateliers parents et enfants pour découvrir le son, les instruments, la lumière et les dessins animés.
Vendredis, 15 h et 16 h : conte scientifique avec une énigme à résoudre.
Samedis, dès 14 h 30 : parcours d’orientation dans le parc du château.
Dimanches, 15 h, 16 h et 17 h : visites magiques et illusions d’optique.
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Renseignements : château musée de la communication, domaine de Pignerolle, Saint-Barthélemy-d’Anjou. Tél. : 02 41 93 38 38. www.musee-communication.fr

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Jessica a été baptisée par immersion totale, samedi soir, dans la tradition de cette branche protestante qui revendique 100 000 frères et soeurs. © Paul Gypteau

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Réunis samedi à la Baumette, 400 Tsiganes ont célébré deux baptêmes. L’occasion pour leur pasteur de dénoncer les stéréotypes qui leur collent à la peau.

20 h 30 samedi soir. Les retardataires se pressent aux portes du chapiteau rayé vert et blanc planté au milieu de la centaine de caravanes installées dans les prairies de la Baumette. Pas question de manquer ce moment fort de la vie du camp. Ce soir, Rudy, 18 ans, et Jessica, 28 ans, vont être baptisés.

« Notre mission, qui regroupe 100 000 Tsiganes, est la plus importante d’Europe, un tiers des Gitans en fait partie », explique Steve Raoult, pasteur de cette église protestante évangélique et peintre en bâtiment à Saint-Brieuc. Cheveux en brosse, jean blanc et chemise à carreaux, il poursuit : « Chaque année en mai, toute la communauté se retrouve à Gien, dans le Loiret. Ensuite, les 6 000 à 7 000 caravanes se séparent en 80 groupes et partent sillonner la France. »

Les 400 Tsiganes du campement de la Baumette ont plié le camp, hier, après une halte d’une semaine à Angers. Direction Nantes avant de mettre le cap sur l’est de la France, début août, pour un grand rassemblement international. « Mais on ne sait pas encore où, c’est le gouvernement qui décide », explique Steve.

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« On est assimilé à des voleurs »

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Le jeune homme de 32 ans lâche un soupir mais ne sourcille pas. Pasteur depuis dix ans, il est rompu aux contraintes administratives. « La loi nous oblige à faire une demande aux mairies et préfectures plus d’un an avant notre arrivée. Si des villes nous ouvrent leurs portes, d’autres nous accueillent par des pierres, des barrières et du mépris. »

Plus que spirituelle, Steve a également une mission sociale. « Certains ici ne savent pas gérer les formalités administratives car ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils se réfugient donc derrière nous pour continuer à voyager. » La religion est aussi un appui pour sortir de la précarité sociale. « J’étais un garçon dans le monde, je fumais du shit. Ma mère savait mais elle ne disait rien », témoigne Rudy, derrière le pupitre du chapiteau, face à l’assistance. Soudain, son visage devient écarlate. « Que Dieu vous bénisse », lâche précipitamment le garçon déboussolé en fondant en larmes. Après le sermon, des témoignages et des cantiques, Rudy et Jessica s’immergent l’un après l’autre dans la piscine. Les voilà baptisés. Quelques chants encore et l’assistance se disperse.

Steve reprend. « Vous voyez, tout se passe bien ! Les stéréotypes et la peur de l’inconnu nous causent préjudice. Dans l’esprit des gens, les Gitans volent et cassent. Si seulement ça pouvait changer… »

22 h, vendredi. Rudy et Jessica commencent un nouveau voyage.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 14 juillet 2008)

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Le pasteur Steve Raoult (2e en partant de la droite) est entouré de jeunes de la communauté. © Paul Gypteau

Le pasteur Steve Raoult (2e en partant de la droite) est entouré de jeunes de la communauté.
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