Jean-Pierre Logerais, l’architecte de la résidence Volta, a dévoilé jeudi les plans du bâtiment.

-

Cette nouvelle résidence prend racine sur le campus de Belle-Beille. Dès la rentrée 2009, elle étoffera une offre de logements étudiants un peu restreinte.

Dix mois après la pose de la première pierre, deux des quatre blocs de la résidence Volta sont déjà sortis de terre. Juché face au restaurant universitaire de Belle-Beille et à une centaine de mètres de la bibliothèque, le bâtiment de trois étages accueillera 300 nouveaux locataires dès la rentrée 2009.

Des studios de 18 m², tout équipé, avec salle de bain et kitchenette. Ils s’ajouteront aux 1 900 logements universitaires que compte le Centre local des œuvres universitaires et scolaires (Clous) d’Angers.

La construction est à la pointe des normes environnementales. « Les façades de chaque chambre sont en bois isolant, le châssis du bâtiment est en aluminium et l’isolation extérieure en céramique », note l’architecte Jean-Pierre Logerais. Ce gros œuvre complète les ampoules fluorescentes à basse consommation de la résidence et les 120 m² de panneaux solaires utilisés pour alimenter la ventilation du bâtiment.

12 millions d’euros

C’est aussi un exemple en matière d’accessibilité puisque six appartements aménagés de 25 m² seront réservés aux personnes handicapées. Sans oublier le jardin, situé au centre des quatre unités du bâtiment. « C’est un produit haut de gamme, réalisé dans des coûts supportables », résume Michel Noctulle, directeur du Crous des Pays de la Loire.

Le projet, chiffré à 12 millions d’euros, a vu le jour voici trois ans. Il renforce le parc des douze cités et résidences universitaires qui hébergent 6,50 % des étudiants de la ville. « Des efforts restent à faire pour qu’Angers atteigne les 10 % fixés, poursuit Michel Noctulle. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans nos missions. On met des structures de l’enseignement supérieur en danger. On s’aperçoit, par exemple, qu’il est plus facile de trouver une chambre à Rennes, dont le Clous loge 10,5 % des étudiants de la ville, qu’à Angers. »

Malgré tout, pas d’inquiétude. « On arrive à loger tous les étudiants boursiers tant bien que mal, rassure Laurence Lannaud-Rolland, directrice du Clous d’Angers, même si ça peut prendre quelques semaines de plus. »

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 23 juillet 2008)

Tags:
Répondre