Archives pour août 2008

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Les pistes du nouveau bowling du boulevard Foch vont résonner à partir de 18 h ce soir. Ambiance lounge et design épuré, il complète les deux autres salles de l’agglomération.
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« On compte les heures ! Des gens passent déjà la porte l’entrée mais on leur répond qu’il faut encore attendre un peu », confiait hier après-midi Yves Lepage, le directeur du bowling Le Colisée, boulevard Foch. Un peu nerveux à l’approche de l’échéance, le nouveau chef d’entreprise peaufine les derniers détails avant d’accueillir les joueurs.
Le projet du bowling Le Colisée est dans les cartons de l’ancien cadre de Cointreau depuis septembre 2004, date de la première présentation du projet à la mairie. « Les travaux devaient durer 18 mois. Finalement, ça a pris 4 ans parce qu’on s’est aperçu que les murs n’avaient pas de fondations. Il a fallu tout refaire. »
Cet imprévu s’est en fait transformé en avantage. « On a eu plus de temps pour penser aux détails et pour mieux réfléchir à l’espace. »
Un espace qui s’organise en deux niveaux. Le rez-de-chaussée compte 6 pistes, ainsi qu’un bar et de larges banquettes. D’ailleurs, pas besoin de chausser ses baskets de salle pour aller prendre un verre. « On profite d’être en centre-ville, c’est une carte supplémentaire. » En arrivant sur la mezzanine, après avoir monté le large escalier en fer forgé, quatre autres pistes font face à huit billards américains.
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Le bruit, un souci
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Outre les pistes équipées d’un système de gestion dernier cri, une autre prouesse technique se cache loin des yeux du public. L’isolement acoustique de la salle a été un défi technologique. Car pas question d’être trop bruyant quand les voisins dorment de l’autre côté des murs. « C’était dur mais incontournable, on a respecté tous les conseils du bureau d’étude. Les pistes sont posées sur des dalles en béton montées sur ressorts. Il n’y a donc aucun contact en dur avec le bâtiment, ce qui coupe les ondes de choc des balles sur les pistes. On a mis le paquet ! » Ingénieux mais pas donné. « Ce système a coûté 400 000 € sur 1,6 million d’euros de travaux. »
À faire pâlir d’envie les bowlings de Beaucouzé et de Sainte-Gemmes-sur-Loire ? « Non, on va être complémentaires. Le Colisée va drainer une clientèle de centre-ville qui n’allait pas au bowling avant. Ca ne devrait pas changer grand-chose en terme de fréquentation car le marché angevin peut faire vivre 50 pistes. À trois bowlings, on totalise 46 pistes », estime Yves Lepage.
Le Colisée sera ouvert sept jours sur sept de 11 h à 2 h du matin. De quoi redonner un peu de peps’à un centre-ville endormi le dimanche soir. L’ouverture du Colisée pourrait bien faire un « strike » sur toute la ligne.
Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 28 août 2008)
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 Dans la nuit du 5 au 6 juin, le jeune homme de 18 ans tente d’incendier le domicile de son ex-petite amie. Leur séparation avait été houleuse. « La dernière fois que j’ai dormi chez elle, elle a appelé la police parce que j’avais lancé un couteau dans le mur, mais je serais parti de moi-même si elle me l’avait demandé, explique-t-il. Alors je suis revenu le lendemain matin et à 6 h pétantes et j’ai mis le feu sous sa porte. »
Dans son rapport, l’expert psychiatrique dresse le portrait d’une personnalité « border line » qui témoigne de « l’absence d’introspection et de culpabilité. » Déjà condamné pour vols en réunion, le prévenu a connu la prison, d’où il est sorti deux jours avant les faits qui lui sont reprochés. Sans logement et sans ressources, il est « seul depuis sa majorité. » « J’en ai passé des choses », confie-t-il à barre.
Le procureur requiert 6 mois de prison. « Il n’a aucune garantie de réinsertion puisqu’il n’a pas compris le sens de la prison. » L’avocat du jeune majeur revient sur l’histoire familiale compliquée de son client. Le tribunal n’a pas entendu cet appel à la clémence et l’a condamné à 4 mois de prison ferme.
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(Ouest-France, le 26 août 2008)
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 Le jeune homme de 18 ans n’avait pas supporté que son ex-petite amie mette fin à leur relation d’un an et demi.
Entre le 8 mai et le 12 juin derniers, il la menace de mort à plusieurs reprises. « Le 10 juin, vous allez même jusqu’à exhiber une arme qui tire des cartouches de gaz ou des petits plombs devant elle et vous tirez une balle à blanc à ses pieds, lance hier le président du tribunal correctionnel d’Angers. Cette imitation d’arme réelle est très impressionnante, vous l’avez achetée combien ? » À la barre, le prévenu, courtois et beau garçon, répond timidement : « 180 €. Mais c’était avant la rupture », précise-t-il.
Le procureur appuie sur la gravité des faits. « Vous pensiez ce que vous avez dit ? Sur MSN, vous lui avez écrit, je cite, tu crèveras, je te tuerai et j’irai en prison toute ma vie. » Silence. « C’était pour lui faire peur », répond le prévenu. « Vous aviez un demi-sourire à la lecture de ces éléments, c’est grave et traumatisant ! », conclut le procureur avant de requérir 6 mois de prison avec sursis et 300 € d’amende pour port d’arme.
L’avocat du jeune homme, qui ne conteste pas les faits, met en avant l’absence de passé judiciaire de son client. « Six mois, c’est excessif vu les faits. Regardez-le, il est calme et posé en temps normal, presque taciturne. »
Le tribunal a entendu cet appel et a condamné l’amoureux éconduit mais menaçant, à 3 mois de prison avec sursis et 200 € d’amende.
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Un Choletais récidiviste a été condamné à trois ans ferme. Sur fond d’inceste et de pédophilie, la peine est plus lourde que les réquisitions.
Julien (prénom d’emprunt) était sorti de son silence le 11 juin dernier. L’enfant, 5 ans au moment des faits, déclare à sa mère que son père, aujourd’hui âgé de 33 ans, avait sexuellement abusé de lui. C’était en 2007 avant une sortie à la piscine. Immédiatement, la mère porte plainte et demande le divorce.
Mais l’enquête judiciaire fait émerger une autre affaire située entre 2002 et 2004. Virginie (prénom d’emprunt), la belle-fille de l’agresseur, qui n’a pas 8 ans à l’époque, l’accuse de l’avoir « embrassée de force avant de la plaquer à terre pour la caresser ».
« Qu’est-ce qui vous a pris ?, demande le président du tribunal. Vous aviez conscience de l’âge des enfants ? » À la barre, le prévenu, un Choletais, baisse les yeux. « C’est après que je me suis rendu compte que c’était des enfants ; dans ma tête, je pensais que c’était des adultes. J’assume mes erreurs », lâche l’homme, reconnu invalide à 80 %.
Le tribunal dépeint une situation familiale tendue, qui avait conduit à placer les enfants en foyer bien avant les faits. « Ce problème d’inceste durait déjà depuis longtemps, explique l’avocate des enfants. Avant d’avoir été agressée par son beau-père, Virginie avait été abusée par ses deux frères. »
Le procureur laisse entendre que les faits jugés ne pourraient être que la partie émergée de l’iceberg et requiert trois ans de prison. « Cet homme a des tendances pédophiles et des traits de perversité. Il a déjà été condamné en 2003 pour des faits similaires », assène-t-il. La marge de manoeuvre de son avocate est faible. « C’est un homme frustre et immature, qui a lui-même été victime d’agressions sexuelles dans son enfance. »
Fait rare, le tribunal dépasse les réquisitions du ministère public en condamnant l’agresseur à cinq ans de prison dont deux avec sursis. Outre le versement de dommages et intérêts aux victimes, il est astreint à une obligation de soins et sera inscrit au fichier national des délinquants sexuels.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 26 août 2008)
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La scène est spectaculaire. Hier, vers 10 h 15, sur l’A 87 Nord, à Angers, un semi-remorque a terminé sa course dans le talus. Selon la police, une voiture a freiné devant le camion à la vue du radar automatique installé sur cette partie de la rocade, à l’entrée de la ville. Le chauffeur, originaire du Havre, a pilé et n’a pas pu éviter un monospace Sharan qui arrivait à sa droite, par la bretelle d’insertion.
Le poids lourd a alors glissé sur la chaussée mouillée et a fini sa course sur le talus, aux abords de la voie. La voiture, quant à elle, s’est immobilisée sous le camion, après un tête-à -queue (photo). Ni le chauffeur du camion ni les trois occupants du Sharan n’ont été blessés. Ils ont toutefois été transportés au CHU d’Angers par mesure de précaution. La circulation a été rétablie sur une voie à la fin de la matinée et a repris normalement vers 14 h.
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P.G.
(Ouest-France, le 23 août 2008)Â
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Rythmes latinos et déhanchés endiablés. Le stage de tango argentin organisé au conservatoire a fait vibrer les débutantes. Baila, baila !
Hier à 9 h 45, studio Maurice Béjart, 2e étage du conservatoire d’Angers. Premier rythme, premiers pas. « Un en avant, un de côté. Et maintenant un en arrière et c’est elle qui revient devant moi. AhÃ, ahà ! », lance Philipe Lizon, intervenant du stage de tango argentin. « Bueno, otra cosa, venez avec moi. » Il se rapproche d’une des participantes et enchaîne une danse. « Ça y est, c’est revenu ? » Moue sceptique de Jeanine : « Ah non, pas du tout ! »
Quatrième et avant-dernier jour de stage pour ces élèves qui se débrouillent plutôt bien. Une piqûre de rappel et c’est reparti. « On est toutes débutantes, mais ça va venir ! C’est dur parce que c’est tout en subtilité. » Jeanine positive. Le prof les stimule : « Le tango c’est comme le rock’n roll : je te pousse et tu reviens, en un peu plus serré. Résiste, fais comme si tu ne voulais pas danser avec ta partenaire », intime-t-il à Diane. Un corps à corps serré, un enchevêtrement de pas millimétrés, un va-et-vient endiablé… Le tout sur le crissement d’un violon. Sensuel !
Sauf que… « Il n’y a que des filles ! Pas terrible pour une danse de couple », déplore Philipe Lizon avant de dévoiler sa parade. « Diane, là -bas en tutu, a accepté de prendre le rôle du garçon, heureusement sinon ça aurait été compliqué ! » Le soliste de la compagnie de Maurice Béjart reprend, toujours en espagnol. « Bueno, otra cosa. » Il se tourne vers Jeanine. « Ton travail est de savoir quand il faut pousser, quand tu arrêtes et quand tu tires. » Démonstration à l’appui. « Vale chica, lo que pasa es que hay que hacer un paso y otro paso. » En avant, en arrière, mais gare à ne pas s’emmêler. Le rôle du pivot, primordial dans le tango, est plus subtil à saisir. On reprend. « SÃ, sÃ, sà ! Tan fácil ! Voilà , c’est ça la magie du tango, les pieds vont tout seuls ! »
Peu nombreuses, certes, mais le stage prend des airs de cours particulier. « Je n’avais jamais dansé le tango avant. J’ai tout appris et je trouve ça super, sourit Jeanine. C’est technique, alors maintenant il me faut un bon tanguero pour m’entraîner ! » Le prof complète : « C’est la danse la plus belle et la plus compliquée du monde. Elle existe depuis 120 ans mais on invente toujours des pas aujourd’hui. L’émotion est étonnante, la tension est indéfinissable parce qu’on reste toujours dans la retenue, il n’y a jamais d’explosion. »
Caliente. Et plutôt accessible, selon Vincent Dubois. « La semaine coûte 120 €. La moyenne nationale pour ce genre de stage est d’environ 400 €. La ville en prend en charge une bonne partie. » Avis aux amateurs : l’académie d’été reprend l’année prochaine.
PS : garçons plus que souhaités.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 22 août 2008)
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Sous l’emprise de l’alcool et du cannabis, il avait percuté deux voitures à Saint-Jean-des-Mauvrets. Hier, le tribunal correctionnel d’Angers l’a condamné à un an de prison.
Il garde les mains jointes dans le dos pendant que le président du tribunal revient sur les faits. Le 9 août dernier, au volant de son Audi noire 150 chevaux, Nicolas percute une première voiture par l’arrière, sur la bretelle de sortie de Brissac-Quincé, à Saint-Jean-des-Mauvrets.
La conductrice, qui n’est pas blessée, relève sa plaque d’immatriculation alors qu’il prend la fuite. L’après-midi, le jeune homme de 28 ans reprend le volant et emboutit la Clio d’un couple sur une route de campagne. Si le mari s’en sort avec des blessures légères, sa femme, qui subit « le coup du lapin », souffre de graves problème de vertèbres.
La scène est violente. Les témoins affirment que la voiture s’est dressée à la verticale avant de retomber au sol. L’analyse de sang a révélé un taux d’alcool de 2,16 grammes et une forte concentration de THC (cannabis). Dans le véhicule, les gendarmes retrouvent « une demi-savonette » de résine de cannabis (100 g) et un couteau papillon.
À la barre, le chauffard plaide l’amnésie : « Je ne me rappelle plus de rien. Je fume une vingtaine de joints par jour mais je ne bois jamais d’alcool d’habitude. C’est le mélange des deux qui m’a fait tout oublier. » Le procureur le pointe du doigt. « Il n’y a pas eu de morts, c’est un miracle. Vous mériteriez d’être l’objet d’un film de fiction pour dénoncer les effets de l’alcool et du cannabis au volant. »
Déjà condamné pour conduite sans permis et délit de fuite, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en condamnant le « criminel de la route » à 18 mois de prison dont six avec sursis. Il a aussi prononcé l’annulation de son permis et une mise à l’épreuve de trois ans avec obligation de soins.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 22 août 2008)
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Dans notre édition du 19 août, nous évoquions la saturation des centres d’hébergement en indiquant que « les demandeurs d’asile n’étaient plus les bienvenus dans le Maine-et-Loire », à la suite d’un arrêté pris par le préfet en juillet. Et nous précisions que la suspension des domiciliations dans le Maine-et-Loire « ne respectait pas la convention de Genève relative au statut des réfugiés ».
La préfecture conteste cette analyse. Elle tient à préciser que « ce dispositif est géré par l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations. Dans un contexte de saturation des structures locales d’hébergement, le bon sens est alors d’interrompre les domiciliations demandées par les demandeurs d’asile et de les accompagner en les orientant vers les structures disponibles sur le territoire national. Dans le département, la recherche d’une solution d’hébergement garanti pour les demandeurs d’asile est une ligne constante en tous points conforme aux engagements pris par la France dans les conventions et traités internationaux ».
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(Ouest-France, le 21 août 2008)
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Ça va exploser. Lancé début 2007, le plan d’accueil pour les sans-abri a fermé des places d’urgence. Chaque soir, les foyers refusent du monde.
Le constat est alarmant. « On laisse des gens dehors », lâche Jean-François Fribault. En juillet, le centre d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale (CHRS) des Petites-Maisons, situé dans la Doutre, a refusé 72 demandes d’hébergement. Autant que tous les refus de l’année 2007 cumulés. Le directeur de l’Abri de la Providence, dont dépend le centre, est dépité.
Tout bascule en janvier 2007 suite au très médiatique mouvement des Enfants de Don Quichotte. Le gouvernement lance alors son « plan d’action renforcé pour les sans-abri ». Il s’agit de convertir des places d’accueil d’urgence en place de stabilisation, plus pérennes.
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L’infirmier psy toujours attendu
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L’objectif est d’héberger les sans-abri jusqu’à plusieurs mois, le temps qu’ils reprennent le chemin de l’autonomie. Sur les 37 lits des Petites-Maisons, 20 sont devenus des places de stabilisation. Le plan d’action renforcé est allé un peu vite en besogne. « C’est un entonnoir : les demandes arrivent à flot mais on ne sort des foyers qu’au compte-gouttes », résume Jean-François Fribault. « Ça ne peut fonctionner qu’à condition que le circuit soit fluide, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »
Le manque de moyens ne permet pas d’ouvrir de lits supplémentaires. Suite à la mise en place du plan, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) a versé 110 000 € à la structure.
Trop peu pour atteindre les objectifs. « Le montant des subventions ne correspond pas aux services qu’on offre, explique Jean-François Pasquier, éducateur au foyer. D’accord, le plan a quand même du bon, puisque le foyer ouvre plus tôt, mais le week-end par exemple, de trois éducateurs, on est passé à deux. »
Le non-remplacement des contrats aidés n’arrange rien à l’affaire. Un poste d’infirmier psychiatrique devait aussi être créé mais la place est toujours vacante. « Et pourtant, le poste existe ! »
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Un bus aménagé en chambres
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L’ambiance entre collègues en pâtit aussi. « Le travail d’équipe est mis à mal. On consacre moins de temps à la coordination entre services. On a du mal à s’harmoniser avec le 115 par exemple. Parfois, les réunions se tiennent à trois alors qu’on est dix », poursuit-il.
Alors, face à la crise, les structures s’organisent. Aux Petites-Maisons, un projet de reconstruction du foyer est à l’étude, pour faire passer le nombre de lits de 37 à 43. Coût du projet : 1,5 million d’euros. La réponse des pouvoirs publics est attendue avant l’hiver. Plus audacieux, un projet de réaménagement d’un ancien bus en six chambres individuelles s’achèvera à la fin du mois. En attendant, les sans-abri qui ne trouvent pas de place dans les foyers restent à la rue.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 19 août 2008)
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Les centres d’hébergement sont saturés. Les demandeurs d’asile en paieraient-ils les pots cassés ?
Pour décongestionner les foyers, le préfet du Maine-et-Loire a suspendu les demandes de domiciliation.
Cette formalité permet de donner une adresse aux demandeurs d’asile, point de départ pour enclencher leurs démarches administratives. « Compte tenu de l’impossibilité d’offrir un hébergement sur place, la préfecture décide de suspendre la domiciliation des nouveaux demandeurs d’asile entrant dans le département » expliquait-on le 16 juillet. Les services du préfet ajoutaient que tout était mis en oeuvre pour leur offrir un hébergement « dans d’autres départements ». Ces réfugiés ne peuvent plus non plus émettre de demandes d’hébergement dans les foyers d’accueil.
« Pourtant, domiciliation ne veut pas dire hébergement ! », tonne Jean-François Fribault, directeur de l’Abri de la Providence. Selon d’autres professionnels du social, c’est aussi une manière de fermer la vanne d’immigration dans le département et d’envoyer un signal aux passeurs.
Reste que cette mesure ne respecte pas la Convention internationale de Genève relative au statut des réfugiés, dont la France est signataire.
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P.G.
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