Archives pour 22 août 2008

Pas nombreuses, mais ravies. Jeanine, Louise et Diane se sont initiées au tango argentin toute la semaine, sous la houlette de Philipe Lizon.

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Rythmes latinos et déhanchés endiablés. Le stage de tango argentin organisé au conservatoire a fait vibrer les débutantes. Baila, baila !

Hier à 9 h 45, studio Maurice Béjart, 2e étage du conservatoire d’Angers. Premier rythme, premiers pas. « Un en avant, un de côté. Et maintenant un en arrière et c’est elle qui revient devant moi. Ahí, ahí ! », lance Philipe Lizon, intervenant du stage de tango argentin. « Bueno, otra cosa, venez avec moi. » Il se rapproche d’une des participantes et enchaîne une danse. « Ça y est, c’est revenu ? » Moue sceptique de Jeanine : « Ah non, pas du tout ! »

Quatrième et avant-dernier jour de stage pour ces élèves qui se débrouillent plutôt bien. Une piqûre de rappel et c’est reparti. « On est toutes débutantes, mais ça va venir ! C’est dur parce que c’est tout en subtilité. » Jeanine positive. Le prof les stimule : « Le tango c’est comme le rock’n roll : je te pousse et tu reviens, en un peu plus serré. Résiste, fais comme si tu ne voulais pas danser avec ta partenaire », intime-t-il à Diane. Un corps à corps serré, un enchevêtrement de pas millimétrés, un va-et-vient endiablé… Le tout sur le crissement d’un violon. Sensuel !

Sauf que… « Il n’y a que des filles ! Pas terrible pour une danse de couple », déplore Philipe Lizon avant de dévoiler sa parade. « Diane, là-bas en tutu, a accepté de prendre le rôle du garçon, heureusement sinon ça aurait été compliqué ! » Le soliste de la compagnie de Maurice Béjart reprend, toujours en espagnol. « Bueno, otra cosa. » Il se tourne vers Jeanine. « Ton travail est de savoir quand il faut pousser, quand tu arrêtes et quand tu tires. » Démonstration à l’appui. « Vale chica, lo que pasa es que hay que hacer un paso y otro paso. » En avant, en arrière, mais gare à ne pas s’emmêler. Le rôle du pivot, primordial dans le tango, est plus subtil à saisir. On reprend. « Sí, sí, sí ! Tan fácil ! Voilà, c’est ça la magie du tango, les pieds vont tout seuls ! »

Peu nombreuses, certes, mais le stage prend des airs de cours particulier. « Je n’avais jamais dansé le tango avant. J’ai tout appris et je trouve ça super, sourit Jeanine. C’est technique, alors maintenant il me faut un bon tanguero pour m’entraîner ! » Le prof complète : « C’est la danse la plus belle et la plus compliquée du monde. Elle existe depuis 120 ans mais on invente toujours des pas aujourd’hui. L’émotion est étonnante, la tension est indéfinissable parce qu’on reste toujours dans la retenue, il n’y a jamais d’explosion. »

Caliente. Et plutôt accessible, selon Vincent Dubois. « La semaine coûte 120 €. La moyenne nationale pour ce genre de stage est d’environ 400 €. La ville en prend en charge une bonne partie. » Avis aux amateurs : l’académie d’été reprend l’année prochaine.

PS : garçons plus que souhaités.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 22 août 2008)

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Justice

Sous l’emprise de l’alcool et du cannabis, il avait percuté deux voitures à Saint-Jean-des-Mauvrets. Hier, le tribunal correctionnel d’Angers l’a condamné à un an de prison.

Il garde les mains jointes dans le dos pendant que le président du tribunal revient sur les faits. Le 9 août dernier, au volant de son Audi noire 150 chevaux, Nicolas percute une première voiture par l’arrière, sur la bretelle de sortie de Brissac-Quincé, à Saint-Jean-des-Mauvrets.

La conductrice, qui n’est pas blessée, relève sa plaque d’immatriculation alors qu’il prend la fuite. L’après-midi, le jeune homme de 28 ans reprend le volant et emboutit la Clio d’un couple sur une route de campagne. Si le mari s’en sort avec des blessures légères, sa femme, qui subit « le coup du lapin », souffre de graves problème de vertèbres.

La scène est violente. Les témoins affirment que la voiture s’est dressée à la verticale avant de retomber au sol. L’analyse de sang a révélé un taux d’alcool de 2,16 grammes et une forte concentration de THC (cannabis). Dans le véhicule, les gendarmes retrouvent « une demi-savonette » de résine de cannabis (100 g) et un couteau papillon.

À la barre, le chauffard plaide l’amnésie : « Je ne me rappelle plus de rien. Je fume une vingtaine de joints par jour mais je ne bois jamais d’alcool d’habitude. C’est le mélange des deux qui m’a fait tout oublier. » Le procureur le pointe du doigt. « Il n’y a pas eu de morts, c’est un miracle. Vous mériteriez d’être l’objet d’un film de fiction pour dénoncer les effets de l’alcool et du cannabis au volant. »

Déjà condamné pour conduite sans permis et délit de fuite, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en condamnant le « criminel de la route » à 18 mois de prison dont six avec sursis. Il a aussi prononcé l’annulation de son permis et une mise à l’épreuve de trois ans avec obligation de soins.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 22 août 2008)

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