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Le tribunal de Saumur avait condamné deux garçons à de la prison ferme. Hier, la cour d’appel d’Angers a relaxé le premier et a infligé une peine plancher au second.
C’était le 19 juin dernier dans la campagne saumuroise. Ce soir-là , Sylvie C. entend du bruit en provenance des deux caravanes installées sur son terrain pour héberger les convives du mariage de sa fille. Trois personnes prennent la fuite en voiture. Elle prend elle aussi le volant pour les courser. Sans succès. Elle s’aperçoit alors que les serrures des caravanes ont été forcées. Mais rien n’est volé.
Devant le tribunal de Saumur, Pierre et Louis, ont été condamnés respectivement à 24 mois et 18 mois de prison ferme. Les deux cousins, membres de la communauté des gens du voyage, ont fait appel de cette décision. Hier, face à la cour d’appel d’Angers, Pierre - surnommé « Loupette » - déclare qu’il a passé cette soirée chez sa grand-mère avant de rejoindre sa petite amie.
De son côté, Louis - dit Bruce Lee - affirme avoir suivi une réunion évangélique, le soir des faits, et s’être couché tôt. « C’est sûr, votre emploi du temps était angélique. Vous avez passé la soirée à parler de valeurs, de bien et de mal, avant de vous coucher sagement à 21 h 30 », ironise une magistrate.
Le hic dans cette histoire est que les deux cousins accusent deux membres de leur famille, qui ont reconnu les faits. « Vous connaissez bien les ficelles de la justice des mineurs pour minorer les peines, donc vous en accusez d’autres », lance l’avocat général en pointant du doigt les deux garçons de 18 ans. « Ils ont déjà été jugés pour des faits similaires, les peines plancher doivent s’appliquer : 3 ans de détention pour Pierre et 2 ans pour Louis », poursuit le parquet à l’attention de la cour.
L’avocat de Pierre hausse le ton. « Le vendeur de la Renault-Super 5 (retrouvée sur le terrain des gens du voyage de Longué-Jumelles) avec laquelle ils ont pris la fuite affirme avoir reconnu Pierre sur les photos que les gendarmes lui ont présentées. Mais sur ce cliché, Pierre avait 14 ans ! Il l’a confondu avec son frère mineur ! »
La cour d’appel a retenu cette thèse en relaxant Pierre. Les magistrats ont en revanche suivi les réquisitions de l’avocat général en condamnant Louis à une peine plancher. Le jeune homme écope de 24 mois de prison avec maintien en détention.
Parmi l’assistance bruyante, alors que certaines familles laissent échapper des cris de joie, d’autres sortent en pleurs.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 13 août 2008)
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Déjà condamné pour violences conjugales en 2003, un homme avait roué de coups son épouse à la mi-juillet après l’avoir frappée avec un halogène. Le mari violent écope de six mois de prison ferme.
Elle est assise à l’extrémité de la première rangée de la salle d’audience.
Discrète, Madame M. ne lève pas les yeux quand le président du tribunal correctionnel lit le contenu de sa plainte. « Vous aviez bu tous les deux. Après un repas très arrosé chez le beau-frère, votre mari sort avec lui. Vers 3 h du matin, il vous réveille et vous demande votre portable pour vérifier les appels passés. Il est très jaloux. Vous refusez et c’est alors qu’il saisit la lampe halogène et vous frappe derrière la tête. Il continue en portant des coups de pied et de poing. Après avoir appelé un taxi, vous descendez dans la rue pour fuir. Monsieur M. vous suit et vous frappe à nouveau. » Le calvaire prend fin à l’arrivée de la police.
Depuis cette nuit du 6 juillet, l’époux violent a été placé en détention provisoire. Le certificat médical fait état de treize lésions.
Plusieurs tuméfactions et hématomes, dont certains, sur les avant-bras, dépassent huit centimètres. Selon l’expert, les zones frappées correspondent à la posture de « quelqu’un qui veut éviter les coups. » Une incapacité de travail de cinq jours confirme la violence de la scène.
Le mari, lui, relate les événements à sa manière. « Elle avait bu deux bouteilles de whisky et moi seulement de la bière. Quand je suis rentré, son portable a sonné puis elle est sortie, alors je l’ai suivie. Ça l’a énervé et elle m’a frappé. Je voulais qu’elle revienne à la maison pour s’occuper des enfants : elle n’avait rien prévu à manger et il n’y avait plus de couches. Alors j’ai répondu. Mais c’est elle qui m’a poussé à en arriver là ! Elle s’est fait ces marques en tombant sur le goudron. » Assis à la droite du président, l’assesseur ironise. « Vous dites qu’elle ne s’occupait pas des enfants ? Mais sortir avec le beau-frère, c’est s’occuper de ses enfants ? »
L’avocat de l’homme de 40 ans, sans-emploi depuis septembre 2007, met en avant la bonne volonté de son client. « Quinze jours avant les faits, il avait conscience de son problème avec l’alcool. Il avait engagé des démarches pour s’en sortir. »
Le président du tribunal affiche une moue sceptique.
Après un court délibéré, le tribunal a condamné l’époux violent à un an de prison, dont six mois avec sursis, 600 € de dommages et intérêts et le soumet à deux ans de mise à l’épreuve avec l’obligation de se soigner et de chercher une formation professionnelle.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 12 août 2008)
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Ce n’était pas vraiment une surprise, et pourtant. Colette et Jean-Marie ont fêté leurs noces d’or à Saumur, au milieu de 13 000 cyclistes. Inoubliable.
Assis autour de quatre tables de camping mises bout à bout, les douze amis lèvent leurs coupes de champagne. « À la santé des jeunes mariés », lancent-ils en choeur. Nichée entre les caravanes, à l’emplacement n° 3181 du camping fédéral du Breil, à quelques kilomètres du centre-ville de Saumur (Maine-et-Loire), la joyeuse tablée se remémore un événement unique. « Dimanche dernier, c’était l’inauguration de la semaine fédérale du cyclotourisme. Il pleuvait et je n’avais pas envie d’y aller, raconte Colette Lesuisse. Mais mon amie Ginette est venue me chercher pour me dire que je n’avais pas le choix. Elle m’aurait emmené en brouette s’il avait fallu ! »
En arrivant à la cérémonie, qui donne le coup d’envoi de ce grand rendez-vous annuel de 13 000 mordus du vélo, l’ancienne institutrice de 72 ans n’en croit pas ses yeux. « Des gens costumés nous ont fait monter sur l’estrade. On a été intronisés chevaliers et ils nous ont donné médailles et diplômes. » Face aux 5 000 touristes réunis ce soir-là , Colette et son époux Jean-Marie sont émus. Ils savent pourtant ce qui leur vaut cet honneur exceptionnel : leurs noces de d’or.
« Ça fait 17 ans qu’on participe à la semaine fédérale. On y fête toujours notre anniversaire de mariage qui tombe le 4 août. Et cette année, ce sont nos 50 ans, vous vous rendez compte ? », s’exclame Colette avant de reprendre un toast. Leurs amis, « les compères », sont dans la confidence depuis mars. « Je lui avais préparé une robe de mariée avec des rideaux en caoutchouc », lâche Maryvonne.
Le lendemain, la « vraie date de l’anniversaire », les Lesuisse et leur flopée d’amis ont pris un « vrai repas de mariage » pour « festoyer jusqu’au soir. » Le couple venu de Villiers-en-Lieu, près de Saint-Dizier, dans la Haute-Marne, était aux anges. Outre le jambon roulé à la crème fraîche, les rillons et les pistaches, une dizaine de bouteilles trônent sur la table. « On a ramené deux caisses de champagne de notre région », confie Roland, sans oublier son « petit vin fait maison, à la groseille et à la rhubarbe. »
Le terroir, pour les Champenois, c’est toute une tradition. Aujourd’hui, pour le défilé costumé de clôture de la semaine fédérale, ils défileront avec des grappes de raisin fixées à leurs vélos. Sans oublier le folklore musical local. « On passe la même cassette chaque année, écoutez donc », lance Colette en posant le magnéto gris sur la table. La bobine tourne. « J’aime le ra…, j’aime le ra…, j’aime le ratafia ! ». Le ratafia, un breuvage à base de champagne, évidemment.
Cette semaine en or était placée sous le signe de la chance. « Même les policiers sont sympas ici ! Hier, en regagnant la voiture après un tour en calèche dans Saumur, ils nous ont signalé qu’on était mal garés, mais ils n’ont rien dit. », sourit Colette. Normal, les amoureux étaient stationnés place de la Fidélité.
Un signe ? Sans aucun doute.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 10 août 2008)
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Déjà condamné, l’ancien grand bandit utilisait des faux-billets dans des pharmacies. Hier, le tribunal correctionnel d’Angers l’a condamné à un an de prison.
Le président du tribunal jette un oeil au casier judiciaire du prévenu et se tourne vers lui. « C’est impressionnant. Allez-vous vous ranger un jour définitivement ? » Le magistrat énumère les condamnations. « Vol avec port d’armes, association de malfaiteurs, violence à magistrats avec intention de donner la mort, escroqueries, vols qualifiés, émission de chèques sans provisions… » Claude Dumas ne tique pas. Propre sur lui, rasé de près et cheveux blancs plaqués en arrière, le prévenu de 73 ans porte une chemise bleu clair avec élégance. « Je reconnais tout », répond-il sobrement au tribunal.
S’est-il repenti pour autant ? Pas vraiment. Interpellé le 26 septembre 2007 à Cholet, cet homme établi à Besançon écoulait des faux-billets. En août et septembre 2007, il a utilisé plusieurs fausses coupures de 50 € dans des pharmacies. Deux billets dans des officines du Massif Central, un à Cholet et deux à Saumur. Si l’origine des billets reste inconnue, le prévenu reconnaît les avoir « achetés à moitié prix à un ami dans la région parisienne. »
« Cinq billets ! Ce n’est pas l’affaire du siècle, argue le président, vous bénéficiez d’une liberté conditionnelle et là , vous rechutez ! » Car outre une peine de prison à perpétuité prononcée en 1971, cette ancienne figure du grand banditisme a déjà été condamnée à un cumul de 92 années de détention. Il en a passé 37 derrière les barreaux avant de bénéficier d’une liberté conditionnelle en 2003.
« C’est le geste stupide et imbécile d’une personne perdue qui n’est pas consciente de la réalité, plaide son avocate, Me Cécile Bonneman. Claude Dumas a perdu ses repères et n’a pas su faire face à ses problèmes de gestion financière, alors même qu’il avait accumulé 5 000 € en travaillant en prison. En raison de sa condition physique et de son éloquence, il fait penser au truand d’antan, mais c’est un vieillard qui perd la tête et qui a des trous de mémoire. Il n’avait pas commis d’effraction depuis 1991. Je vous demande une grande clémence pour ne pas réduire à néant le chemin parcouru. »
Le tribunal n’a pas entendu l’appel de l’avocat et a condamné le vieil homme à 12 mois de prison ferme.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 8 août 2008)
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La traditionnelle Grande tablée a rendu son tablier. L’occasion de découvrir vins et spécialités du coin. Ambiance gourmande et succès garanti !
Cet été, à Saumur, la nouvelle star, c’est la Saint-Champigny ! Après huit ans de bons et loyaux services, la traditionnelle Grande tablée a rendu son tablier pour laisser place à un rendez-vous gastronomique et touristique. La recette ? « Chaque soir durant quatre jours, une vingtaine de vignerons propose ce vin de fête à la dégustation. Les spécialités locales sont aussi de la partie. La fédération des artisans boulangers a préparé des fouées, petit pain traditionnel d’anjou », explique Fredrik Filliatreau, l’un des organisateurs.
L’événement bat son plein et fait le plein : la place de la République est noire de monde. Jusqu’à 3 000 gourmands par soirée. La monnaie d’échange pour déguster vin et fouées est à l’image de l’ambiance. Il faut acheter des « tickets champi » (sept pour 10 €) à échanger contre verres et sandwiches. « C’est le côté festif, on aime bien rigoler ! », ajoute le président du syndicat des producteurs du Saumur Champigny dans un éclat de rire.
Au milieu de la foule, ce mercredi soir, deux groupes un peu loufoques assurent la musique. Les musiciens de la fanfare Zephyrologie déambulent au milieu des touristes avec leurs trompettes et cymbales. Plus tard dans la soirée, la fanfare laisse la place au son éclectique de la Zikabilo.
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Du Saumur Champigny, mais pas que…
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Un peu plus loin, au stand du domaine Legrand, Régine fait goûter son vin rouge. « C’est l’occasion idéale de faire découvrir nos produits ; le contact est facile et certains reviendront déguster au domaine », se réjouit la productrice, avant de servir deux touristes qui tendent leurs verres. À 21 h, elle a déjà vidé douze bouteilles.
Godet posé, il commence à faire faim. Ah, la douceur des rillettes tiédies par les fouées chaudes ! Au stand fromage de chèvre et chabichou, ça dépote. Entrée, fromage… il ne manque plus que le dessert.
Au stand tarte aux myrtilles et barquette de framboise, le patron, Rodolphe Guepratte, discute avec les estivants. « Certains viennent de loin, des Vosges ou du Jura. Quand je leur présente les myrtilles, ils sont sidérés par leur taille. Ils prennent ça pour des raisins. » En France, la myrtille n’a pas la cote. L’essentiel de sa production, Rodolphe la vend en Grande-Bretagne ou en Allemagne.
La nuit tombe doucement sur la Loire, mais aucun débordement. Ici, on boit un peu, on déguste beaucoup. Enfin on trouve quand même des faux mécontents. Vanessa, par exemple, qui n’a pas trouvé son bonheur dans les desserts. Elle s’est débrouillée toute seule. « Des fouées fourrées aux framboises ! En plus, c’est vachement bon ! »
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Paul GYPTEAU et Pierre SAULNIER.
(Ouest-France, le 8 août 2008)
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Fils électriques, câbles télécom, canalisations de gaz, galeries d’égouts… Depuis juin 2007, les chantiers s’enchaînent pour tout déplacer avant l’arrivée du tram. Mais à quoi ça sert ?
Ils sont partout ! Depuis l’arrivée de la première pelleteuse dans le quartier des Capucins, pas un seul jour ne s’est écoulé à Angers sans qu’on remarque les gilets jaunes des employés de chantier. C’était en juin dernier. Depuis les travaux ont essaimé dans toute la ville.
Pourtant, aucun rail n’a poussé le long des boulevards. « Ces travaux sont les plus ingrats parce ce qu’ils n’apportent rien au public directement. Personne ne remarque le changement. L’eau du robinet ne sera ni meilleure ni plus fraîche qu’avant le début des chantiers », note Jacques Landreau, directeur du projet tramway à Angers-Loire métropole. Ces travaux sont pourtant indispensables. Il s’agit de déplacer tous les réseaux enterrés sous les 12 km de la ligne de tram.
« Le train pourrait très bien rouler sur ces réseaux, son essieu est moins lourd que celui d’un bus. Mais quand il faudra intervenir pour entretenir une canalisation ou remplacer un câble, impossible de dévier le tram dans la rue d’à côté comme on fait avec les bus », poursuit l’expert du projet.
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Quinze millions d’euros
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Entre 2004 et 2007, tous les réseaux souterrains de la ville ont été recensés, comptés et répertoriés sur des cartes très détaillées. « Regardez cette palanquée de réseaux, lance Jacques Landreau, en montrant les symboles multicolores de la rue Haute de reculée. C’est un peu comme intervention chirurgicale, il faut établir un diagnostic avant d’opérer. » Une fois l’inventaire terminé, les prestataires des réseaux - EDF, GDF, France Télécom… - ont lancé des études pour les déplacer. Le coût total est d’environ 15 millions d’euros, répartis entre la ville, l’agglo et les prestataires.
À l’échelle d’une agglomération, ce chantier est titanesque. Au total, il faut déplacer 12 km de canalisations de gaz naturel, 15 km de câbles de télécommunication, 25 km de réseau électrique, 10 km de réseau en eau potable et autant d’égouts. « Le plus délicat a été le quartier des Capucins, à cause de l’hôpital qui a un réseau d’oxygène et de chauffage central. Les équipes n’ont eu qu’une seule nuit pour intervenir », se rappelle le Monsieur tram. Les autres points chauds concernent les rues étroites (Létanduère, Haute de reculée…), faute d’espace.
Si les travaux continuent à la Roseraie cet été, le boulevard Foch connaîtra une accalmie pendant quelques semaines. Le temps des congés des employés et d’une transition entre deux chantiers.
Mais dès la rentrée, le doux bruit des marteaux-piqueurs se rappellera à l’oreille des riverains. Plus de 200 ouvriers seront à pied d’oeuvre pour déplacer les réseaux, jusqu’au printemps prochain. Allez, bonne nouvelle malgré tout : « Les travaux n’entraîneront pas de surcharge pour le contribuable, puisque les réseaux sont de toute façon rénovés et changés régulièrement. Et question chantiers, puisque tout est refait, on est donc tranquille pour 20 ans », conclut Jacques Landreau. Promis, juré.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 7 août 2008)
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Derrières leurs écrans, les agents de régulation pilotent les bus de l’agglomération. En un clin d’oeil, ils gèrent retards, avances et incidents de trafic.
Pascal Tanguy jette un oeil à son écran et clique sur un bus qui défile sur la carte de la ville. « Celui-là va d’Espérance à Claverie, c’est la ligne 4. Il vient de passer le centre-ville et roule à une vitesse moyenne de 17 km/h. 12 passagers à bord. Tout va bien, il n’a qu’une minute de retard. » Une matinée calme pour cet agent de régulation de la Cotra.
Au poste de contrôle, dans la zone industrielle de Saint-Barthélemy-d’Anjou, ils sont deux à être aux petits soins des bus ¯ de 5 h à une heure du matin ¯ pour s’assurer de leur ponctualité. Les véhicules transmettent leur position toutes les dix secondes par signal GPS. « Un bus en avance par rapport à l’horaire de la fiche, c’est plus problématique qu’un bus en retard car le client le manque », explique Philippe Debove, directeur marketing de Cotra-Kéolis.
Si le conducteur sait s’il est à l’heure ou pas par rapport à sa fiche de route, les agents du PC veillent aussi. « Au besoin, on l’appelle par radio pour lui signaler. On peut lui demander de ne faire que les descentes de passagers ou de ne pas desservir les premiers arrêts de la ligne pour rattraper le retard par exemple », explique Pascal Tanguy.
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Tous les feux contrôlés à distance
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Les bus ont un complice de taille pour être à l’heure : les feux de signalisation. Dès que le véhicule approche d’un carrefour, un capteur envoie un signal au feu pour lui signaler son approche. Soit le feu vert se prolonge pour le laisser passer, soit le feu rouge est écourté pour lui éviter de marquer l’arrêt. « Le temps de parcours est diminué, c’est plus confortable pour les passagers car il y a moins d’à -coups et on économise du gazole », argumente Philippe Debove.
Le PC peut aussi prendre la main à distance sur tous les feux de l’agglo ¯ à l’exception de ceux du boulevard Foch. « Si un véhicule a trop d’avance, on passe le feu au rouge pour le retenir quelques minutes. » La stratégie paie puisque trois bus sur quatre sont à l’heure. Une performance honorable pour des bus qui parcourent 9 millions de kilomètres par an, soit 225 fois le tour de la Terre. Le système informatique permet aussi d’ajuster les fiches horaires d’une année sur l’autre en calculant avec précision le temps de trajet arrêt par arrêt.
Le PC centralise également le nombre de passagers à bord et les éventuels problèmes matériel signalés par les conducteurs. Mais si les véhicules sont de plus en plus automatisés, le conducteur garde la main.
En cas d’urgence, comme une agression, tout ce qui est dit en cabine est retransmis en direct au PC et à la police. Quant aux fraudeurs, il peut aussi les signaler discrètement aux contrôleurs en actionnant un bouton. « On n’a pas un taux de fraude élevé mais c’est parce qu’on vise bien », glisse Philippe Debove.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 6 août 2008)
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Les travaux du tramway font des mécontents
En témoigne la lettre de Jean-Louis Blum, 83 ans, envoyée à Cotra-Kéolis fin juillet. Ce lecteur en a adressé une copie à la rédaction d’Ouest-France.
« Veuillez vous pencher, Messieurs, vers vos frères inférieurs, les piétons, qui usent leurs semelles, les bras chargés de valises, de sacs, de paniers, de cabas, et qui tentent, qui de gagner la gare SNCF, qui de revenir du marché La Fayette, et effectuent « pédestrement » un trajet beaucoup trop long pour s’extirper ou pour rejoindre leur bus. »
Il poursuit : « Pour gagner le château par la rue Brémond ; vous faites virer les véhicules, de suite autour de la place Sémard, alors que vous pourriez fort bien leur permettre une ligne droite jusqu’à l’arrêt suivant : Gare Papin (centre-ville), en les faisant virer, soit face à la gare, soit, mieux encore, au rond-point Marengo. Même observation pour les lignes éloignées de la Gare, et du marché La Fayette, avec l’arrêt situé au Haras.
En tant que fatigué de la dernière pluie, il y a toujours avantage, aux arrêts précités, à trouver des abris et des sièges pour y attendre le bus. Ce n’est pas un vœu pieu, mais un souhait que j’exprime en toute innocence ! »
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Cotra-Kéolis lui a répondu et rétorque :
- Il n’est pas possible de faire demi-tour place Anquetil; de plus, cela serait très pénalisant pour les voyageurs allant vers le centre-ville, les plus nombreux. La circulation au rond-point de la gare est trop dense, voilà pourquoi les bus font l’arrêt « Gare » à Pierre-Sémard.
- Quant au quartier La Fayette, des navettes seront mises en place dès septembre afin de desservir le marché. En attendant la fermeture de la rue du Haras dans un sens, à la fin de l’année, l’arrêt le plus proche est « Papin » (près de Marengo).
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Plusieurs milliers de passionnés de vélo ont bravé les gouttes, hier, pour s’élancer vers les premières randonnées de la semaine fédérale.
Les débardeurs n’avaient pas la cote hier. Sous le ciel noir de Saumur, plusieurs milliers de cyclo-randonneurs ont enfourché leurs vélos arnachés de gros anoraks. Si la majorité a franchi la ligne de départ en début de matinée, d’autres étaient moins motivés.
« Quand on a vu le temps, on a préféré faire du shopping et partir plus tard dans la journée », s’amuse Yolande, encapuchonnée. Entourée de Madeleine, Roland et Jean, elle en a profité pour visiter le centre historique de la ville. Un programme à la carte qui colle à l’esprit de la semaine, puisqu’il ne s’agit pas d’une course mais de circuits à réaliser à sa vitesse.
Les 13 200 cyclo-randonneurs avaient le choix entre le grand tour (140 km) et le petit (90 km). Les plus vaillants sont donc partis tôt pour mettre le cap sur Montsoreau, Brezé, Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Gennes, Beaufort-en-Vallée et Longué avant de revenir à Saumur.
Plus court mais tout aussi touristique, le petit tour les a conduits à Brezé, Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Gennes et le Chênehutte.
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2 500 passages à 13 h
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A la mi-journée, le point d’accueil de cette « ronde du pays saumurois » était fixé sur l’île à mi-chemin entre Les-Rosiers-sur-Loire et Gennes. Bercés par la Loire, les randonneurs ont marqué une pause déjeuner avant de reprendre la route. A 13h, le compteur de René, l’un des bénévoles, affichait déjà 2 500 passages.
« Le petit rouge qu’on a goûté dans la cave qu’on a visitée tout à l’heure était bien bon ! Nos dames ont fait la grasse mat’alors elles sont parties plus tard, on les attend pour aller manger », confie Jean-Louis, exténué, assis sur l’herbe à côté de son vélo, entouré par Jean-Claude et Essio.
En contrebas, alors qu’une pluie fine bat l’aire de pique-nique, d’autres randonneurs sont déjà à table. « Trois quarts d’heure de pause, pas plus, lâche Adem, sinon on va avoir froid. Le grand tour nous tend les bras, faut pas perdre de temps. Mais on a quand même pris le temps de visiter les troglos à côté de Doué-la-Fontaine. » Les Allemands postés sous le barnum à côté de la buvette n’ont pas prévu de visite. « On fonce, le vélo, it’s good ! », sourit Johannes.
Les premiers participants sont rentrés au village fédéral de Saumur, installé près de l’Ecole de cavalerie, vers 15 h. Certains se sont contentés d’un « tout petit tour ». « Pour un premier jour, je trouve que le kilométrage était trop important, déplore Fanny. Le temps a fini de me dissuader. Donc on est resté dans la ville, j’ai même monté la côte du château de Saumur sans poser le pied par terre ! » Premier exploit prometteur pour la suite de la semaine.
Si les cieux n’étaient pas cléments, le moral des participants, lui, est gonflé à bloc.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 4 août 2008)
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A deux, c’est bien plus sympa ! Paulette et Christian pédaleront toute la semaine sur leur tandem.
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Les places étaient chères sous le grand abri de l’île de Gennes pour échapper aux gouttes.
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Repos bien mérité pour Jean-Louis, Essio et Jean-Claude. En attendant leurs “dames”, ils préparent l’itinéraire de l’après-midi.
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A la confiture, au chocolat, aux rillettes ou au fromage de chèvre… Le patrimoine local se découvre aussi dans les saveurs de la fouée.
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Pas de bon pique-nique sans musique. Toute la mi-journée, un groupe de rock a redonné la pêche aux randonneurs fatigués.
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Il faut une bonne mémoire pour retrouver son précieux bicycle parmi les centaines de vélos garés sur l’île de Gennes.
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Les chiens aussi ont droit à leur balade. Speedy était à l’abri de la pluie et du vent dans son panier.
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C’est parti pour la 70e semaine fédérale du cyclotourisme. Plus de 13 000 mordus du vélo ont pris d’assaut Saumur hier, avant le premier coup de pédale ce matin.
Saumur a connu hier le plus grand chassé-croisé de l’année. Rien d’étonnant pour un week-end où les juillettistes cèdent les plages aux aoûtiens. Sauf qu’à Saumur, les routes n’étaient pas envahies par les voitures mais par les vélos. Plus de 13 200 amateurs de deux-roues ont pris possession de la ville hier. Grande procession avant le coup d’envoi de la 70e semaine du cyclotourisme ce matin.
Ces fanatiques de vélo sont venus de toute la France. « Tous les départements de métropole sont là ! » Guy Fromi, l’un des organisateurs, se frotte les mains. « Si on n’a qu’un seul inscrit originaire de la Lozère, l’Ille-et-Vilaine est la mieux représentées avec 1 056 cyclotouristes. Sans oublier plus de 700 étrangers de 14 nationalités différentes. »
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Toujours prête à 83 ans
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Pour loger tous ces assaillants de l’asphalte, l’ancien hippodrome militaire de Breil a été reconverti en camping de 3 000 emplacements. Les premiers sont arrivés jeudi pour échapper au grand rush d’hier. C’est le cas de ces deux couples venus du sud. « C’est un peu humide ici ! On n’a pas l’habitude de ce temps breton, on préfère le mistral ! » s’amuse Fernande dans un accent qui roule comme la Garonne. « La vieille de 83 ans en est à sa 33e semaine fédérale, vous imaginez ? Et ça ne sera pas la dernière ! » A sa droite, Jean poursuit. « Nous, c’est la 12e. On n’est pas des dévoreurs de kilomètres mais plutôt des butineurs, on a envie de découvrir la région. »
Même objectif pour Irène, Pierrette, Gérard, Christian et Annie, cinq « habitués » de l’est de la France qui ont préféré l’hôtel au camping. « On est arrivés en milieu de semaine pour prendre le temps de visiter Saumur. »
La semaine fédérale, c’est un peu comme une Saint-Sylvestre entre amis, on ne la manquerait pour rien au monde. On se balade, on retrouve ses amis et on s’en fait d’autres. « C’est la grand-messe du vélo, les gens sont réunis autour de la même passion et viennent pour faire la fête et passer un bon moment, résume Janick Beilleau, le président du rendez-vous, oreillette de téléphone bluetooth vissée à l’oreille. Les gens sont tout simplement heureux de se retrouver. »
Heureux et comblés car les activités se comptent à la pelle. Chaque jour, les randonneurs peuvent choisir des parcours cyclo découverte de 40 à 180 km. Quant à ceux qui préfèrent lâcher les pédales, ils se rabattent sur des randonnées pédestres, des excursions touristiques, des représentations du Cadre Noir et même un grand bal de clôture. De quoi aborder la semaine à venir avec sérénité avant le coup d’envoi de la première randonnée ce matin.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 3 août 2008)
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Le cyclo arrive, l’économie sourit
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Si le Saumurois se plie en quatre pour accueillir les férus du vélo, la région profitera aussi des retombées économiques. « Environ 7 millions d’euros sur 4 ans, estime Michel Apchin, le maire de la ville, car beaucoup de gens reviendront pour visiter la région. »
Car jusqu’au week-end prochain, la population de Saumur augmente de moitié. Outre le camping fédéral aménagé sur l’ancien hippodrome militaire, les hôtels ont été pris d’assaut. Plus de 1 500 habitants de Saumur et des alentours ont aussi répondu présent en ouvrant leurs maisons aux touristes.
La semaine du cyclotourisme est aussi un vivier formidable de 400 bénévoles à pied d’oeuvre depuis des mois. Le village fédéral, installé devant le manège des écuyers, place Foucault, accueille une centaine de commerçants qui exposeront toute la semaine. Dégustation des produits du terroir, vélos en tout genre, maillots, bandanas, systèmes d’éclairage, boissons protéinées et même des kits d’épilation pour ceux qui envient les jambes des coureurs de la Grande Boucle.
Un grand salon où l’accessoire du deux-roues est roi et où le cyclo randonneur fait ses emplettes.
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J’habite un lieu insolite. Cheminots retraités, Paulette et Émile habitent encore sur le passage à niveau où ils travaillaient jadis. Bercés par les trains qu’ils ne remarquent plus.
10 h 44 sur le PN 270, un jeudi. PN pour passage à niveau. Un TGV duplex fend l’air et s’élance à toute allure vers Nantes. Nous ne sommes pas dans une gare. Enfin, pas vraiment. Bienvenue chez Paulette et Émile Perdriau, anciens cheminots de leur état et heureux propriétaires d’une maison de garde-barrières à La Possonnière.
Coquette maisonnette qui, fonction oblige, a poussé à quelques mètres de la voie ferrée. Au bord des lignes Nantes-Paris et Angers-Cholet. Un salon, une cuisine, trois chambres et un garage. Le tout tient sur 60 m², sans oublier le potager de 520 m². Ça ne paie pas de mine mais « c’est quand même le paradis, sourit Émile. Habiter à 300 m de la Loire quand on est chasseur et pêcheur comme moi, que demander de plus ? »
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Rachetée 90 000 francsÂ
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Cette petite maison est intimement liée à la carrière professionnelle du couple. « Tout a commencé en 1971. Après 20 ans aux chemins de fer, j’ai eu de l’avancement et j’ai été nommé chef de canton à La Possonnière. Ma femme tenait un passage à niveau à Chemillé. Elle m’a rejoint ici pour passer titulaire du PN 270. » Quand le passage à niveau est supprimé, quatre ans plus tard, Paulette remise sa casquette de garde-barrières pour s’occuper de ses enfants.
La retraite d’Émile sonne en 1985. « Les chemins de fer ont refusé de me vendre la maison. » Un refus à contre-courant de la politique de l’époque. Le milieu des années 1950 marque l’avènement du rail et le remplacement des gardes-barrières par des passages à niveau automatisés. La compagnie ferroviaire vend les terrains dont elle n’a plus l’utilité. « Mais quelques mois plus tard, un collègue me téléphone pour m’avertir que la maison est en vente », se souvient Émilie. Une aubaine. Paulette et Émile revendent « en catastrophe » la maison de Chalonnes achetée dix ans auparavant pour couler leurs vieux jours.
L’acte est signé pour 90 000 francs. Une affaire ? Pas si sûr. « Les réparations nous ont coûté le double ! Il fallait voir l’état de la maison ! L’enduit seul a coûté 45 000 francs. » Ravalement de façade, fenêtres isolantes, réfection des plâtres et de la tapisserie… Le couple met les petits plats dans les grands pour faire de cette maison, construite en 1866 pour l’ouverture de la ligne Paris-Nantes, un « endroit fonctionnel ». Aujourd’hui, la maison a « bien changé, il y a toujours quelques travaux à faire, mais ça n’a plus rien à voir.
Alors, bien sûr, si la maison de gardes-barrières n’a plus d’utilité, le trafic des trains, lui, a gagné en importance. « Combien passent chaque jour ? C’est une bonne question, on ne compte plus ! s’amuse Paulette. Environ 150, même un peu plus. Ça se calme à minuit puis ça reprend vers 6 h. » Et le bruit ? « On n’y fait même plus attention ! C’est seulement quand il faut monter le son de la télé qu’on s’en aperçoit. Et puis maintenant les trains sont plus rapides donc ils passent plus vite. » Un avantage du TGV que seuls les voisins des rails savourent.
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 3 août 2008)
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