Archives pour la catégorie “Culture”
Les huit résidents des Ateliers d’Angers, créés par Mademoiselle Moreau, ont posé leurs valises, hier, dans la cité. Dix jours durant, ils peaufineront leur projet de long-métrage.
Fatiguée par des semaines à arpenter les planches du théâtre de la Madeleine, à Paris (elle y jouait Quartett, avec Sami Frey), Mademoiselle Jeanne n’était pas au rendez-vous du cinéma des 400 coups. Mais les huit bénéficiaires de ses Ateliers auront l’occasion pendant dix jours d’écouter ses conseils, ainsi que ceux des multiples intervenants de grand talent.
Cette première journée des Ateliers était toute dévouée à ces jeunes réalisateurs venus s’enrichir au contact de professionnels, l’une des dernières étapes du voyage au long cours que constitue la fabrication d’un premier long. Et c’est avec leurs projets courts que la salle de cinéma angevine d’art et essai a lancé ce troisième chapitre des Ateliers, sous le regard de Claude-Eric Poiroux, Monsieur Premiers plans, et de Sandrine Veysset, la réalisatrice référente de cette édition, la « maîtresse » : « Je suis ravie d’être là et d’avoir été invitée par Claude-Eric et Jeanne. C’est la première fois que je vais assumer ce rôle et j’avoue que cette aventure, dont je ne connais pas encore toutes les subtilités, est très stimulante ».
Ce jeudi, ils sont rendez-vous avec Amos Gitaï, tout comme les quelque cent vingt auditeurs libres et tous les cinéphiles qui viendront rencontrer le cinéaste, à 20 h 15, au ciné des 400 coups. Ce ne sont pas les premiers, mais tous ces plans s’annoncent grisants !
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Paul GYPTEAU et Gwenn FROGER.
(Ouest-France, le 3 juillet 2008)
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Paul Saintillan (France)
« Cela fait exister davantage le projet que d’en parler, ici. Je suis curieux de savoir comment mes camarades envisagent de faire leur film. Je n’attends rien de particulier, de précis. Je suis dans l’attente de ce que les rencontres et les échanges vont pouvoir faire naître. C’est cela que je trouve le plus intéressant et le plus stimulant dans cette expérience : rencontrer des gens ! »
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Peter Mackie Burns (Grande-Bretagne)
« La rencontre avec les réalisateurs m’intéresse, échanger avec ces créateurs d’expérience. Je n’attends pas beaucoup d’orientations car je commence mon tournage dans 6 semaines. Mon casting est bouclé, avec Cillian Murphy du Vent se lève de Ken Loach et Peter Mullan. Un casting de rêve pour un premier film… qui sera peut-être raté ! »
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Celia Galvan Julve (Espagne)
« Je viens de finir mon scénario et il y a mille manières de filmer cette histoire. Je suis venue ici pour trouver la meilleure façon de le tourner. J’ai une idée globale de réalisation mais il est difficile de voir comment cela peut se concrétiser. J’aimerais figer quelque peu cette vision. C’est toujours très enrichissant de rencontrer ces gens avec autant d’expérience et de talent. »
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Antoine Barraud (France)
« Je suis ravi de pouvoir rencontrer autant de stars pendant les ateliers. J’ai hâte d’échanger avec les autres résidents et de découvrir leurs scénarios pour m’enrichir. C’est un honneur d’avoir été retenu pour ces Ateliers et de savoir qu’on n’est pas le dernier sur terre. »
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Germinal Roaux (Suisse)
« 4 ans que je bosse sur l’écriture ! Il est temps de resserrer les intrigues pour y voir plus clair. Alors je travaille avec une scénariste professionnelle. Moi qui suis plutôt instinctif, c’est déroutant de se confronter à quelqu’un d’expérimenté. Mais c’est comme ça qu’on grandit ! »
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Héléna Klotz (France)
« Parler du cinéma au calme, c’est quand même génial ! Échanger avec une génération de professionnels, cela va me permettre de sortir de l’écriture de mon film. Je
vais pouvoir entrer un peu plus dans la mise en scène. La cerise sur le gâteau, c’est que ma chambre se trouve juste en face de celle de Jeanne Moreau Ã
l’hôtel ! »
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Rebecca Zlotowski (France)
« Je compte approfondir le traitement du son pour bien l’intégrer dans mon long-métrage. C’est idéal de rencontrer Simon Stockhausen qui a composé la musique de grands films. IJe vais donc en profiter pour poser toutes les questions qui m’intriguent ! »
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François Pirot (Belgique)
« Ce n’est que le début du processus ! Je viens de terminer l’écriture de mon long-métrage. J’ai lancé la recherche de fonds et j’espère tourner l’été prochain. J’ai hâte de récolter des points de vue différents sur mon travail avant de commencer la réalisation. »
Tags: cinéma, ouest-france
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Cube Festival, le festival des arts numériques organisé à Issy-les-Moulineaux la semaine dernière, a repensé la ville au format numérique.
Visite guidée.
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Reportage/Réalisation : Carole Filippi, Paul Gypteau et Maud Noyon.
Tags: arts numériques, vidéo
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Des étudiants en mode se rappellent Yves Saint-Laurent
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Yves Saint Laurent est mort dimanche. Six ans après son départ des podiums, la disparition du grand couturier bouleverse le monde de la mode. Les étudiants de l’ESMOD à Paris présentaient hier leur première collection. L’occasion de se glisser dans les coulisses de ce laboratoire de la mode de demain où Monsieur Saint Laurent est toujours une source d’inspiration.
Récit sonore par Elodie Bui, Carole Filippi et Paul Gypteau
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Pour aller plus loin…
YSL en images
Le smoking, la saharienne, le tailleur-jupe. Pour rendre hommage à Yves Saint Laurent, Elle présente une rétrospective des modèles phares du couturier.
«Il est né avec une dépression, il n’avait pas le talent de la vie»
Pierre Bergé a partagé la vie d’Yves Saint Laurent pendant quinze ans, et ses ateliers pendant un demi-siècle. Au lendemain de la mort du grand couturier, Bergé accepte d’éclaircir un peu du mystère YSL.
«Ce que désirent les femmes»
Le portrait du grand couturier par la non moins mythique Françoise Sagan pour Elle en 1980.
YSL, l’affaire est dans le sac
Comment la maison Yves Saint Laurent tente de se redresser. Après avoir frôlé la catastrophe, la maison YSL est aujourd’hui dans le giron PPR. Exit la haute couture, la marque, qui emploie un millier de personnes se consacre désormais au prêt-à -porter haut de gamme… et aux accessoires. YSL, est certes toujours déficitaire, mais de moins en moins.
Tags: esmod, yves saint-laurent
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Plus de 1.200 professionnels de l’audiovisuel étaient réunis hier soir à Paris pour “sauver” la télévision publique. Tous s’interrogent sur l’avenir du petit écran après la suppression de la publicité annoncée par Nicolas Sarkozy. Nom de code de l’opération : “Appel du 2 juin”.
Qui se cache derrière le mystérieux “appel du 2 juin” ? Comédiens, metteurs en scène, musiciens, danseurs ou encore producteurs… Ils étaient plus de 1.200 professionels à s’être donné rendez-vous hier soir au théâtre des Folies Bergère, à Paris, pour exprimer leur attachement à un audiovisuel de qualité. Une rencontre festive où le show a alterné avec des messages de soutien.
Le financement des chaînes publiques, après la suppression de la publicité annoncée par Nicolas Sarkozy, est au coeur de leurs préoccupations. Ils réclament la “garantie des ressources de France Télévisions en 2009″ qui, selon le comité d’organisation, consacre 360 millions d’euros par an à la création audiovisuelle.
Tous se demandent aussi comment le gouvernement compte maintenir le financement du service public sans augmenter la redevance. Une augmentation de “quelques centimes d’euro par jour” qui suffirait à financer une télévision publique “ambitieuse et populaire”, a estimé le comédien Pierre Arditi.
L’humoriste Christophe Alévêque a quant à lui ironisé sur Nicolas Sarkozy - qu’il surnomme “Zébulon” - qui “se réveille avec des idées” mais “se couche rarement avec des solutions”.
Quelques dirigeants de chaînes étaient présents, dont Jérôme Clément, président d’Arte France et Patrice Duhamel, numéro deux de France Télévisions. En revanche, le député UMP Jean-François Copé, président de la commission du même nom qui réfléchit à l’avenir de la télévision publique, s’est finalement décommandé.
Les organisateurs ont annoncé en fin de soirée que Nicolas Sarkozy avait accepté de les recevoir.
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article publié sur

Tags: france info, sarkozy, télévision publique
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PhotoTrottoir, l’exposition photo réalisée par des sans-abri parisiens dont je vous parlais en avril, sera à nouveau présentée en juin à Paris.
Toutes les infos sur le site www.phototrottoir.fr
Tags: sans-abri, sdf
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Durant 4 jours, 7 sans-abri parisiens ont eu carte-blanche pour photographier leur quotidien.
Après une première présentation à Paris mi-avril, leurs clichés seront exposés en province puis au Parlement européen à l’automne.
Extraits en images.
Tags: exposition, mal-logés, sans-abri, sdf, solidarité
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Trois fauteuils club, un ampli et une guitare électrique : bienvenue dans le salon de Patti Smith. La star du punk-rock américain des années 1970 s’est installée à la fondation Cartier. Elle expose 50 dessins et 250 photos. À savourer jusqu’au 22 juin.
On connaissait la Patti Smith indomptable, cheval fougueux qui enflammait la scène punk-rock américaine dès les années 1970. Mais on ignorait la production extra musicale de cette figure libre pour qui « le rock est politique ». La chanteuse s’est installée au sous-sol de la Fondation Cartier, à Paris, « pour constituer un ensemble qui donne aux gens l’envie de produire à leur tour leurs propres Å“uvres ».
L’exposition réunit une série d’objets personnels de l’artiste et surtout une collection de 250 photos prises avec un vieux Polaroïd Land 250, qui a donné son nom à l’exposition. Les pantoufles du photographe Robert Mapplethorpe, son amour de jeunesse, le lit de Virginia Wolf, la machine à écrire de Hermann Hesse, les couverts d’Arthur Rimbaud. Patti a toujours voué un culte sacré au poète à la mèche rebelle qui reste une de ses inspirations notoires. Dans son journal intime, présenté au visiteur à deux pas d’une photo de la tombe de l’artiste, elle signe une épitaphe en forme d’hommage. « Rimbaud was a Rolling Stone, he was damn so young » (’Rimbaud était un homme sans attaches, il était bien trop jeune’). Un peu plus loin, elle fait part de ses réflexions sur la vie. « How predictable we are unless we get killed ». (’Comme nous sommes prévisibles jusqu’à ce que la mort nous rappelle’)
La rock star livre aussi des photos naturalistes prises entre 1967 et 2007. Des statues, des tombes, des cimetières, des églises, des façades d’hôtels. Mais aussi des images plus vivantes : artistes, passants, proches, dont une photo surprenante de son fils qui porte un énorme tatouage de son père sur le bras.
La voix monocorde et saccadée de l’artiste commente des vidéos. Voyage introspectif à New York, la ville où elle a gratté sa première guitare, la vie en mouvement dans des endroits revisités de Paris, comme le métro ou encore des scènes de la vie nocturne de la capitale. On peut prendre le temps de décortiquer ces courts-métrages en s’asseyant au centre de la salle. « J’ai apporté des fauteuils et des tapis de chez moi pour que les gens se sentent à l’aise ».
La photo a donné une seconde vie à la grande pythie du rock. À la fin des années 1980, le deuil l’accable : Robert Mapplethorpe, Richard Solh, son ex-pianiste et Todd, son frère. En 1994, une crise cardiaque emporte son mari, Fred Sonic Smith, ancien guitariste du groupe protopunk MC5. Telle une survivante, Patti se raccroche à la photo pour exorciser cette période tragique. Son Polaroïd en bandoulière, elle immortalise les scènes de vie qui la touchent. « Ce fut une façon de me rétablir, de proclamer ma confiance et cela m’a rendue heureuse. La photo a été ma rédemption. J’ai besoin d’avoir des moments où je ne suis pas concernée par le monde, où je suis juste connectée avec moi-même et non pas à la Patti attachée à ses responsabilités, à sa famille, à son groupe, des moments où je me fais plaisir. C’est ce que les photos m’apportent. Donc, dans un sens, les photos sont sans doute ma part la plus personnelle », déclarait la chanteuse dans les colonnes du Monde en mars dernier.
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Patti Smith, Land 250, jusqu’au 22 juin à la Fondation Cartier, à Paris.
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article publié sur lecourant.info
Tags: exposition, patti smith, photo
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Sept salles, 39 courts-métrages, 9 documentaires de vingt pays et 6 000 visiteurs attendus. Cinérail, le festival de cinéma consacré au train, ne manque pas d’ambition. Et cette année, les visiteurs vont frémir. « Pour cette seizième édition, on a choisi le thème du policier et de l’aventure, explique Etienne Mortini, le délégué général du festival, le polar et le train sont très proches, ça mêle le mystère aux rencontres. » Le cinéma noir est à l’honneur avec la projection, demain soir en avant-première, des “Femmes de l’ombre”. Un film dans lequel Sophie Marceau incarne une résistante française chargée d’exfiltrer, grâce aux transports ferroviaires, un agent britannique aux mains de la Gestapo.
Désormais à quai aux 7 Parnassiens, dans le 14e arrondissement - un cinéma plus grand que dans les éditions précédentes -, Cinérail devrait « doubler sa fréquentation », espère Etienne Mortini. De l’avis d’experts, ce festival est le lien parfait entre les chemins de fer et le septième art. Avec 39 films retenus sur 400 proposés, « il y a un gros travail de sélection, les réalisateurs sont déjà confirmés et les scénarios sont de qualité », jauge André Gomar, qui préside « Ceux du rail », une association francilienne de cheminots cinéphiles. Si les classiques sont aussi à l’honneur avec la projection de « rétro-polars » comme “Assurance sur la mort” (Billy Wilder, 1946) ou l’ “Enigme du Chicago express” (Richard Fleischer, 1952), les enfants ne sont pas en reste. Une programmation familiale leur est réservée, où l’on retrouvera notamment “Wallace & Gromit” ou “Corto Maltese et La cour secrète des Arcanes”. Rendez-vous demain pour le premier coup de vapeur.
Festival Cinérail, au cinéma “Les 7 Parnassiens”, 98 bd du Montparnasse, Paris, du 20 au 26 février.

Tags: cinéma, cinérail, festival
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