Réunis samedi à la Baumette, 400 Tsiganes ont célébré deux baptêmes. L’occasion pour leur pasteur de dénoncer les stéréotypes qui leur collent à la peau.
20 h 30 samedi soir. Les retardataires se pressent aux portes du chapiteau rayé vert et blanc planté au milieu de la centaine de caravanes installées dans les prairies de la Baumette. Pas question de manquer ce moment fort de la vie du camp. Ce soir, Rudy, 18 ans, et Jessica, 28 ans, vont être baptisés.
« Notre mission, qui regroupe 100 000 Tsiganes, est la plus importante d’Europe, un tiers des Gitans en fait partie », explique Steve Raoult, pasteur de cette église protestante évangélique et peintre en bâtiment à Saint-Brieuc. Cheveux en brosse, jean blanc et chemise à carreaux, il poursuit : « Chaque année en mai, toute la communauté se retrouve à Gien, dans le Loiret. Ensuite, les 6 000 à 7 000 caravanes se séparent en 80 groupes et partent sillonner la France. »
Les 400 Tsiganes du campement de la Baumette ont plié le camp, hier, après une halte d’une semaine à Angers. Direction Nantes avant de mettre le cap sur l’est de la France, début août, pour un grand rassemblement international. « Mais on ne sait pas encore où, c’est le gouvernement qui décide », explique Steve.
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« On est assimilé à des voleurs »
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Le jeune homme de 32 ans lâche un soupir mais ne sourcille pas. Pasteur depuis dix ans, il est rompu aux contraintes administratives. « La loi nous oblige à faire une demande aux mairies et préfectures plus d’un an avant notre arrivée. Si des villes nous ouvrent leurs portes, d’autres nous accueillent par des pierres, des barrières et du mépris. »
Plus que spirituelle, Steve a également une mission sociale. « Certains ici ne savent pas gérer les formalités administratives car ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils se réfugient donc derrière nous pour continuer à voyager. » La religion est aussi un appui pour sortir de la précarité sociale. « J’étais un garçon dans le monde, je fumais du shit. Ma mère savait mais elle ne disait rien », témoigne Rudy, derrière le pupitre du chapiteau, face à l’assistance. Soudain, son visage devient écarlate. « Que Dieu vous bénisse », lâche précipitamment le garçon déboussolé en fondant en larmes. Après le sermon, des témoignages et des cantiques, Rudy et Jessica s’immergent l’un après l’autre dans la piscine. Les voilà baptisés. Quelques chants encore et l’assistance se disperse.
Steve reprend. « Vous voyez, tout se passe bien ! Les stéréotypes et la peur de l’inconnu nous causent préjudice. Dans l’esprit des gens, les Gitans volent et cassent. Si seulement ça pouvait changer… »
22 h, vendredi. Rudy et Jessica commencent un nouveau voyage.
L’exposition « Mondes et merveilles du dessin animé » envoûte l’abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire) jusqu’au 16 novembre. Consacrée au maître du film d’animation Paul Grimault (Le Roi et l’oiseau) et à ses disciples japonais, la rétrospective n’a pas attiré que les aficionados de cartoons.
L’estrade avait un air de soirée jet-set lors de l’inauguration de la rétrospective lundi soir. Isao Takahata (Le Tombeau des lucioles, voir interview en page Cultures) a salué Paulette Grimault, la veuve du cinéaste, en rappelant le rôle pionnier de son mari. Jeanne Moreau a, quant à elle, loué « la modestie » de Takahata avant d’être rejointe sur la scène par Ségolène Royal. La présidente de la région Poitou-Charentes a souligné le « rôle des régions » dans l’action culturelle « au moment où l’État se désengage de la culture ».
Exit la photo mettant en scène Ingrid Betancourt, malade et émaciée, prisonnière des guérilleros colombiens depuis février 2002. Jean-Claude Antonini a déchiré hier après-midi sur le parvis de l’hôtel de ville le cliché qui avait ému le monde entier en novembre 2007. Un geste symbolique du maire d’Angers pour saluer la libération de l’ex-otage franco-colombienne, faite citoyenne d’honneur de la ville en mars 2003.
« On a l’habitude des minutes de silence. Mais aujourd’hui faisons une minute de bruit pour marquer la libération d’Ingrid Betancourt, symbole des prisonniers politiques ». Une minute de bruit à peine audible. « Je suis ravie de fêter la libération d’Ingrid aujourd’hui, mais la cérémonie était trop courte, on parlait de bruit mais on n’a rien entendu ! », s’étonne Michèle, toujours émue par le calvaire de celle dont elle a « lu le livre quinze jours avant son enlèvement ».
“Trop cher, trop long…” Les critiques à l’encontre du précieux papier rose sont récurrentes en France. Les professionnels remettent aujourd’hui un rapport à Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat chargé des transports, en vue de réformer l’examen.
Annoncée “décoiffante” par Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports, cette réforme devrait permettre d’améliorer le taux de réussite à l’examen du permis, réduisant ainsi les délais d’attente et donc les coûts. Un “permis allégé” plus facile à obtenir, compensé par un passage obligatoire par l’auto-école après réussite afin de suivre une formation complémentaire.
Mais la réforme ne sera sans doute pas à la hauteur des promesses. L’affichage du taux de réussite des auto-écoles, évoqué dans un premier temps, a déjà été écarté de la série de mesures. L’enseignement du Code de la route par l’Éducation nationale, autre point mis en avant par le rapport, est également mal engagé. Par crainte de pertes financières, les professionnels ne veulent pas en entendre parler et le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, y serait de toute façon opposé.
Une aide au financement du permis, dont les contours restent flous, est aussi avancée. Une réforme largement plébiscitée qui devra mieux faire que le permis à 1 euro, mesure qui s’était soldée par un échec après son lancement il y a quelques années.
À quatre mois de l’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le régime chinois est sous le feu de la critique. Les associations de défense des droits de l’Homme dénoncent la ligne dure de la Chine et appellent au boycott, sur fond de conflit avec le Tibet. Partagées entre intérêts économiques et idéaux humanistes, les démocraties occidentales restent indécises sur la conduite à tenir. Explications.
L’image a fait le tour du monde. Lundi, dans la ville grecque d’Olympie, trois militants s’approchent de la tribune où le président du Comité olympique chinois prononce le discours d’allumage de la flamme. Ils déploient une banderole noire où cinq menottes imitent les anneaux des Jeux olympiques, avant d’être immédiatement arrêtés par des policiers. C’est Reporters sans frontières qui signe l’action coup de poing. Echaudée par la répression au Tibet, l’association de défense de la liberté de la presse passe à l’offensive et appelle au boycott de la cérémonie d’ouverture prévue le 8 août.
Alors que 53 % des Français sont favorables au boycott de cette cérémonie, 55 % refusent le boycott sportif, selon un sondage CSA réalisé le 20 mars dernier. L’histoire a déjà prouvé qu’un rejet des Jeux est possible. En 1980, les Etats-Unis refusent de concourir à Moscou pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques. Ils sont suivis par 64 délégations. Renversement de vapeur quatre ans plus tard aux Jeux de Los Angeles. En signe de représailles, le drapeau soviétique ne flotte pas sur les stades.
Depuis, la prudence diplomatique est de rigueur. Et plus encore avec la Chine. Les démocraties occidentales, dont beaucoup possèdent des avoirs émis par l’empire du milieu, ne veulent pas se fâcher avec leur créancier.
L’idée du boycott n’est pas nouvelle. Elle naît au Darfour en 2003, au début du conflit qui ravage l’ouest du Soudan. La Chine scelle des accords commerciaux lucratifs avec le régime de Khartoum qui lui vend son or noir. Cette manne financière sert à alimenter la guerre qui décime la région. L’Occident, qui dénonce l’implication de la Chine dans le conflit, rechigne à déserter les Jeux de Pékin. « Si les délégations boycottent les jeux, le gouvernement chinois utilisera cette position en disant à son peuple : ‘Voyez, le monde ne veut pas que nous relevions la tête’. Il jouera sur la fierté nationale, une idée qui plaît aux classes moyennes émergentes », analyse Jean-Philippe Béjà, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales. Alors faut-il y aller et se taire ? « Au contraire, en y allant, on peut braquer les projecteurs sur les problèmes chinois et créer un débat », ajoute le chercheur de Sciences Po. « Mais le problème n’est pas la question du boycott : il ne fallait pas leur donner les Jeux ».
Lorsque le Comité international olympique (CIO) attribue les Jeux à la Chine en 2001, les puissances occidentales parient sur la démocratisation du régime communiste. En plein boom économique, on espère que l’ouverture économique du pays se traduira par une ouverture politique. Constat d’échec : Pékin n’infléchit pas sa ligne.
« Le boycott, ça peut détruire une carrière »
Face à la grogne de plusieurs ONG – Amnesty International et Reporters sans frontières en tête – les dirigeants politiques sont sommés de réagir. Nicolas Sarkozy sort de son silence mercredi et ouvre la voie au doute. « Toutes les options sont ouvertes », déclare le chef de l’Etat en faisant référence à un possible boycott. Un infléchissement de position qui traduit le malaise des hommes politiques. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner juge l’idée d’un boycott « pas mauvaise, mais irréaliste ». Les membres du gouvernement évitent quant à eux les discours trop ‘marqués’. Dans l’opposition, Ségolène Royal se prononce pour « la menace » d’un boycott, Jack Lang est lui complètement « pour ».
Outre-Atlantique, le président américain George Bush a déclaré cette semaine qu’il assistera à la cérémonie d’ouverture le 8 août. Hollywood prend le contre-pied. Steven Spielberg démissionne de son poste de conseiller artistique de l’événement en février dernier en signe de protestation, le réalisateur ne cautionne pas la politique des droits de l’Homme menée par la Chine. Richard Gere et George Clooney, suivis par une pléiade de personnalités du septième art font front commun pour dénoncer la ligne dure de Pékin.
Premiers concernés, les sportifs font davantage dans la retenue. Boycotter la compétition attendue depuis quatre ans est inconcevable. « Le boycott, ça peut détruire une carrière », résume Alain Bernard, double champion d’Europe de natation fraîchement médaillé à Eindhoven, aux Pays-Bas, mais rejeter la cérémonie d’ouverture serait « un signe fort des hommes politiques ». Le perchiste Romain Mesnil, vice-champion d’Europe et du monde, propose que les candidats au podium portent un ruban vert pour montrer leur « attachement aux droits de l’Homme ». Le CIO agite le bâton : toute manifestation politique est interdite dans une enceinte olympique.
À quatre mois du début des Jeux, les cartes sont dans les mains de Pékin. Le régime peut choisir d’assouplir sa position vis-à-vis du Tibet en ouvrant le dialogue avec le dalaï-lama, chef du gouvernement tibétain en exil. Un geste d’ouverture qui permettrait de consolider les relations diplomatiques et de rassurer les associations de défense des droits de l’Homme.
À 44 ans, la députée UMP de Meurthe-et-Moselle a été nommée secrétaire d’Etat à la Famille le 18 mars dernier. Entre sa réputation de grande gueule bagarreuse et sa fidélité à Nicolas Sarkozy, elle devra trouver sa place au sein du gouvernement Fillon III.
Elle tient sa revanche. Nommée secrétaire d’Etat à la Famille le 18 mars dernier à l’issue des élections municipales, Nadine Morano obtient enfin la récompense attendue depuis la fin de la campagne présidentielle.
Bien connue pour son franc-parler, cette blonde pétulante, responsable des jeunes RPR de 1986 à 1989 et conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, était jusqu’alors porte-parole de l’UMP depuis juin 2007 aux côtés d’Yves Jego.
Malgré son fiasco électoral aux élections municipales de Toul (Meurthe-et-Moselle), mi-mars, où elle est arrivée en troisième position avec 26 % des voix à l’issue du second tour, le chef l’a rappelée à lui.
Le président de la République l’avait écartée de son cercle après son élection. Victime de ses maladresses et de son langage abrupt, Nadine Morano passe son tour et doit attendre le deuxième service pour revenir au pouvoir.
Car Madame Sans-Gêne ne manque pas d’air. Durant la campagne présidentielle, elle s’invite à une réunion du PS consacrée aux handicapés, camouflée sous un gros manteau gris et une épaisse capuche. Ségolène Royal, maîtresse de cérémonie, avait peu apprécié cette intrusion relayée par les caméras de France 2. Cette maladresse lui vaut une mise à pied temporaire de l’équipe Sarkozy et une traversée du désert de plusieurs mois.
Elle récidive pourtant en février dernier. En plein débat sur la rétention de sûreté pour les criminels dangereux, elle accuse les socialistes, qui y sont hostiles, « de se placer du côté des assassins ».
Elle agace même au gouvernement. En témoigne l’accrochage entre Nadine Morano et Fadela Amara. Cette dernière déclare : « Nadine Morano, c’est la Castafiore. Elle est sympa, mais elle énerve tout le monde et tout le monde la fuit ». Réponse de l’intéressée : les « écarts de langage » de la secrétaire d’Etat à la politique de la ville, « ses dérapages verbaux et sa vulgarité font partie de son personnage ».
La nouvelle carte de Sarkozy
Mais Nicolas Sarkozy passe outre les dérapages de cet électron libre et l’adoube en lui offrant un fauteuil. C’est son soutien au chef de l’Etat, qu’elle défend bec et ongles, qui lui vaut cette nomination aux affaires familiales. Un terrain que cette mère de trois enfants connaît bien pour avoir siégé à la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales à l’Assemblée nationale, de 2002 à 2007.
Les associations semblent se réjouir de son arrivée. « C’est une femme volontaire qui sait s’engager sur des dossiers », estime François Fondard, le président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Avis partagé par le député socialiste Gaëtan Gorce qui a travaillé avec elle à l’élaboration de la loi sur la fin de vie et le droit des malades, qui juge sa nomination « méritée », avant d’ajouter que « derrière l’image de dureté se cache une femme de convictions capable d’être attentive à la complexité des dossiers ».
Mais Nadine Morano saura-t-elle composer entre ses convictions et la ligne politique de Nicolas Sarkozy ? Favorable au respect de l’autorité et des valeurs – elle dépose l’amendement qui punit le « happy slapping » en 2007 – elle n’en demeure pas moins progressiste sur les questions de société. Favorable à l’euthanasie, au mariage gay et à l’adoption par les couples homosexuels, elle dit savoir faire abstraction de ses engagements pour « appliquer le projet présidentiel », hostile à ces évolutions des mœurs. Un paradoxe à résoudre.
La cantatrice du gouvernement Fillon III aura bientôt l’occasion de faire ses gammes sur le chantier du statut du beau-parent. Lancé par Valérie Pécresse il y a deux ans, le texte qui vise à reconnaître l’autorité parentale d’un tiers, était resté au point mort.
À l’heure où Nicolas Sarkozy veut redonner plus de sérieux à sa fonction, pour se détacher de son attitude « bling bling » qui lui a valu une dégringolade dans les sondages, il lui faut reconquérir l’opinion. Fille d’un chauffeur routier et d’une standardiste, celle qui a passé sa jeunesse dans une barre HLM de Nancy était l’atout rêvé du nouveau jeu du chef de l’Etat.
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Ecartée de l’équipe de Nicolas Sarkozy ? Nadine Morano s’insurge et le fait savoir en direct sur la matinale d’i>télé le 12 octobre dernier.
Les députés ont repris hier le chemin de l’Assemblée nationale. Ils se penchent aujourd’hui sur un assouplissement de la Journée de solidarité. Avec la possibilité d’une organisation à la carte pour les entreprises et le rétablissement du lundi de Pentecôte chômé.
La canicule de l’été 2003 avait mis en lumière le manque de moyens consacrés aux personnes âgées. Après cette chaleur extrême qui avait causé la mort de 15 000 d’entre elles, le gouvernement Raffarin avait institué en 2004 la Journée de solidarité pour financer des actions en leur faveur ainsi qu’envers les handicapés.
Le principe ? L’employé travaille une journée sans être payé et son employeur reverse à l’Etat l’équivalent du salaire non touché. C’est le lundi de Pentecôte, jusqu’alors chômé, qui avait été choisi pour cette journée à défaut d’une organisation propre à chaque entreprise.
Chaque société allant de sa décision, la situation était devenue ingérable. Impossible pour certains parents de faire garder leurs enfants un lundi de Pentecôte car la crèche était fermée, peu ou pas de transports en commun ou fermeture de certains services publics. Une vraie pagaille !
Le gouvernement sort donc de ses tiroirs un projet d’aménagement du texte. Pas question toutefois de mettre en question l’intérêt d’une opération qui a fait ses preuves. Elle rapporte en effet près de deux milliards d’euros. Il s’agit en revanche d’en assouplir l’application.
Les députés examinent à partir d’aujourd’hui une proposition de loi, déposée par le député Jean Leonetti (UMP), qui vise simplifier le dispositif. Le texte prévoit de « donner une entière liberté aux partenaires sociaux » afin « de fixer les modalités d’accomplissement les plus adaptées aux besoins de l’entreprise ». Ces sept heures non payées pourraient par exemple s’étaler sur plusieurs jours dans l’année. Exit donc le bloc fixe de la journée de Pentecôte à l’origine de la discorde.
La proposition devrait recueillir le plein soutien du gouvernement. Mais dans les rangs de la gauche, elle ne fait pas l’unanimité. Le PS, regonflé par son succès aux élections municipales, a annoncé qu’il votera contre ce texte. Cette « journée Raffarin » revient à « travailler plus pour gagner moins », a dénoncé la députée Michèle Delaunay, en charge du texte au PS.
Les parlementaires reprennent le chemin de l’Assemblée nationale et du Sénat, après six semaines de pause électorale. L’agenda est chargé d’ici la fin de la session ordinaire le 30 juin. Une cinquantaine de textes sont préparation.
L’ordre du jour du Parlement s’annonce “assez lourd”, a prévenu le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Une pléiade de textes attend les parlementaires. Nicolas Sarkozy, qui exclut tout ralentissement des réformes, a en effet présenté un agenda chargé.
Les députés reprennent aujourd’hui avec le projet de loi de lutte contre les discriminations, qui transpose trois directives européennes. Demain, ils examineront une proposition de loi UMP qui rétablit le lundi de Pentecôte férié, tout en réaffirmant le principe d’une journée de solidarité avec les personnes dépendantes.
Le projet de loi de modernisation de l’économie suivra en mai. Ce sera l’un des principaux chantiers du printemps qui reprendra une partie des propositions du rapport Attali. La concurrence, la simplification administrative et la libéralisation du livret A seront, entre autres, discutées.
La réforme des retraites sera l’autre volet de ce début d’année. La réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et un assouplissement des 35 heures sont également à l’agenda.
Enfin, l’Assemblée et le Sénat plancheront sur la révision des institutions, censée apporter de nouveau droits aux Parlement. Elle prévoit aussi que le président de la République puisse s’exprimer devant le Parlement. Les socialistes, qui y sont opposés, ont prévenu qu’il n’était pas question de voter ce texte “en l’état”.
L’opposition, renforcée par sa victoire aux scrutins locaux, ne fera pas de cadeau à Nicolas Sarkozy. “On entendra parler de nous”, a promis le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault. “Notre groupe veut être une force active, jouant pleinement son rôle d’opposition mais en même temps de proposition”, a-t-il ajouté.