En échange du « ticket champi », les visiteurs goûtent le Saumur Champigny. Pas pour s\'enivrer, mais pour déguster.

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La traditionnelle Grande tablée a rendu son tablier. L’occasion de découvrir vins et spécialités du coin. Ambiance gourmande et succès garanti !

Cet été, à Saumur, la nouvelle star, c’est la Saint-Champigny ! Après huit ans de bons et loyaux services, la traditionnelle Grande tablée a rendu son tablier pour laisser place à un rendez-vous gastronomique et touristique. La recette ? « Chaque soir durant quatre jours, une vingtaine de vignerons propose ce vin de fête à la dégustation. Les spécialités locales sont aussi de la partie. La fédération des artisans boulangers a préparé des fouées, petit pain traditionnel d’anjou », explique Fredrik Filliatreau, l’un des organisateurs.

L’événement bat son plein et fait le plein : la place de la République est noire de monde. Jusqu’à 3 000 gourmands par soirée. La monnaie d’échange pour déguster vin et fouées est à l’image de l’ambiance. Il faut acheter des « tickets champi » (sept pour 10 €) à échanger contre verres et sandwiches. « C’est le côté festif, on aime bien rigoler ! », ajoute le président du syndicat des producteurs du Saumur Champigny dans un éclat de rire.

Au milieu de la foule, ce mercredi soir, deux groupes un peu loufoques assurent la musique. Les musiciens de la fanfare Zephyrologie déambulent au milieu des touristes avec leurs trompettes et cymbales. Plus tard dans la soirée, la fanfare laisse la place au son éclectique de la Zikabilo.

 

Du Saumur Champigny, mais pas que…

 

Un peu plus loin, au stand du domaine Legrand, Régine fait goûter son vin rouge. « C’est l’occasion idéale de faire découvrir nos produits ; le contact est facile et certains reviendront déguster au domaine », se réjouit la productrice, avant de servir deux touristes qui tendent leurs verres. À 21 h, elle a déjà vidé douze bouteilles.

Godet posé, il commence à faire faim. Ah, la douceur des rillettes tiédies par les fouées chaudes ! Au stand fromage de chèvre et chabichou, ça dépote. Entrée, fromage… il ne manque plus que le dessert.

Au stand tarte aux myrtilles et barquette de framboise, le patron, Rodolphe Guepratte, discute avec les estivants. « Certains viennent de loin, des Vosges ou du Jura. Quand je leur présente les myrtilles, ils sont sidérés par leur taille. Ils prennent ça pour des raisins. » En France, la myrtille n’a pas la cote. L’essentiel de sa production, Rodolphe la vend en Grande-Bretagne ou en Allemagne.

La nuit tombe doucement sur la Loire, mais aucun débordement. Ici, on boit un peu, on déguste beaucoup. Enfin on trouve quand même des faux mécontents. Vanessa, par exemple, qui n’a pas trouvé son bonheur dans les desserts. Elle s’est débrouillée toute seule. « Des fouées fourrées aux framboises ! En plus, c’est vachement bon ! »

 

Paul GYPTEAU et Pierre SAULNIER.
(Ouest-France, le 8 août 2008)

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Tous les réseaux souterrains de la ville ont été répertoriés avant l\'arrivée du tramway. Un travail d\'orfèvre qui a pris trois ans.

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Fils électriques, câbles télécom, canalisations de gaz, galeries d’égouts… Depuis juin 2007, les chantiers s’enchaînent pour tout déplacer avant l’arrivée du tram. Mais à quoi ça sert ?

Ils sont partout ! Depuis l’arrivée de la première pelleteuse dans le quartier des Capucins, pas un seul jour ne s’est écoulé à Angers sans qu’on remarque les gilets jaunes des employés de chantier. C’était en juin dernier. Depuis les travaux ont essaimé dans toute la ville.

Pourtant, aucun rail n’a poussé le long des boulevards. « Ces travaux sont les plus ingrats parce ce qu’ils n’apportent rien au public directement. Personne ne remarque le changement. L’eau du robinet ne sera ni meilleure ni plus fraîche qu’avant le début des chantiers », note Jacques Landreau, directeur du projet tramway à Angers-Loire métropole. Ces travaux sont pourtant indispensables. Il s’agit de déplacer tous les réseaux enterrés sous les 12 km de la ligne de tram.

« Le train pourrait très bien rouler sur ces réseaux, son essieu est moins lourd que celui d’un bus. Mais quand il faudra intervenir pour entretenir une canalisation ou remplacer un câble, impossible de dévier le tram dans la rue d’à côté comme on fait avec les bus », poursuit l’expert du projet.

 

Quinze millions d’euros

 

Entre 2004 et 2007, tous les réseaux souterrains de la ville ont été recensés, comptés et répertoriés sur des cartes très détaillées. « Regardez cette palanquée de réseaux, lance Jacques Landreau, en montrant les symboles multicolores de la rue Haute de reculée. C’est un peu comme intervention chirurgicale, il faut établir un diagnostic avant d’opérer. » Une fois l’inventaire terminé, les prestataires des réseaux - EDF, GDF, France Télécom… - ont lancé des études pour les déplacer. Le coût total est d’environ 15 millions d’euros, répartis entre la ville, l’agglo et les prestataires.

À l’échelle d’une agglomération, ce chantier est titanesque. Au total, il faut déplacer 12 km de canalisations de gaz naturel, 15 km de câbles de télécommunication, 25 km de réseau électrique, 10 km de réseau en eau potable et autant d’égouts. « Le plus délicat a été le quartier des Capucins, à cause de l’hôpital qui a un réseau d’oxygène et de chauffage central. Les équipes n’ont eu qu’une seule nuit pour intervenir », se rappelle le Monsieur tram. Les autres points chauds concernent les rues étroites (Létanduère, Haute de reculée…), faute d’espace.

Si les travaux continuent à la Roseraie cet été, le boulevard Foch connaîtra une accalmie pendant quelques semaines. Le temps des congés des employés et d’une transition entre deux chantiers.

Mais dès la rentrée, le doux bruit des marteaux-piqueurs se rappellera à l’oreille des riverains. Plus de 200 ouvriers seront à pied d’oeuvre pour déplacer les réseaux, jusqu’au printemps prochain. Allez, bonne nouvelle malgré tout : « Les travaux n’entraîneront pas de surcharge pour le contribuable, puisque les réseaux sont de toute façon rénovés et changés régulièrement. Et question chantiers, puisque tout est refait, on est donc tranquille pour 20 ans », conclut Jacques Landreau. Promis, juré.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 7 août 2008)

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Avec ses collègues, Pascal Tanguy veille à la ponctualité des bus depuis le PC de la Cotra-Kéolis à Saint-Barthélemy-d’Anjou.

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Derrières leurs écrans, les agents de régulation pilotent les bus de l’agglomération. En un clin d’oeil, ils gèrent retards, avances et incidents de trafic.

Pascal Tanguy jette un oeil à son écran et clique sur un bus qui défile sur la carte de la ville. « Celui-là va d’Espérance à Claverie, c’est la ligne 4. Il vient de passer le centre-ville et roule à une vitesse moyenne de 17 km/h. 12 passagers à bord. Tout va bien, il n’a qu’une minute de retard. » Une matinée calme pour cet agent de régulation de la Cotra.

Au poste de contrôle, dans la zone industrielle de Saint-Barthélemy-d’Anjou, ils sont deux à être aux petits soins des bus ¯ de 5 h à une heure du matin ¯ pour s’assurer de leur ponctualité. Les véhicules transmettent leur position toutes les dix secondes par signal GPS. « Un bus en avance par rapport à l’horaire de la fiche, c’est plus problématique qu’un bus en retard car le client le manque », explique Philippe Debove, directeur marketing de Cotra-Kéolis.

Si le conducteur sait s’il est à l’heure ou pas par rapport à sa fiche de route, les agents du PC veillent aussi. « Au besoin, on l’appelle par radio pour lui signaler. On peut lui demander de ne faire que les descentes de passagers ou de ne pas desservir les premiers arrêts de la ligne pour rattraper le retard par exemple », explique Pascal Tanguy.

 

Tous les feux contrôlés à distance

 

Les bus ont un complice de taille pour être à l’heure : les feux de signalisation. Dès que le véhicule approche d’un carrefour, un capteur envoie un signal au feu pour lui signaler son approche. Soit le feu vert se prolonge pour le laisser passer, soit le feu rouge est écourté pour lui éviter de marquer l’arrêt. « Le temps de parcours est diminué, c’est plus confortable pour les passagers car il y a moins d’à-coups et on économise du gazole », argumente Philippe Debove.

Le PC peut aussi prendre la main à distance sur tous les feux de l’agglo ¯ à l’exception de ceux du boulevard Foch. « Si un véhicule a trop d’avance, on passe le feu au rouge pour le retenir quelques minutes. » La stratégie paie puisque trois bus sur quatre sont à l’heure. Une performance honorable pour des bus qui parcourent 9 millions de kilomètres par an, soit 225 fois le tour de la Terre. Le système informatique permet aussi d’ajuster les fiches horaires d’une année sur l’autre en calculant avec précision le temps de trajet arrêt par arrêt.

Le PC centralise également le nombre de passagers à bord et les éventuels problèmes matériel signalés par les conducteurs. Mais si les véhicules sont de plus en plus automatisés, le conducteur garde la main.

En cas d’urgence, comme une agression, tout ce qui est dit en cabine est retransmis en direct au PC et à la police. Quant aux fraudeurs, il peut aussi les signaler discrètement aux contrôleurs en actionnant un bouton. « On n’a pas un taux de fraude élevé mais c’est parce qu’on vise bien », glisse Philippe Debove.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 6 août 2008)

Les travaux du tramway font des mécontents


En témoigne la lettre de Jean-Louis Blum, 83 ans, envoyée à Cotra-Kéolis fin juillet. Ce lecteur en a adressé une copie à la rédaction d’Ouest-France.

« Veuillez vous pencher, Messieurs, vers vos frères inférieurs, les piétons, qui usent leurs semelles, les bras chargés de valises, de sacs, de paniers, de cabas, et qui tentent, qui de gagner la gare SNCF, qui de revenir du marché La Fayette, et effectuent « pédestrement » un trajet beaucoup trop long pour s’extirper ou pour rejoindre leur bus. »

Il poursuit : « Pour gagner le château par la rue Brémond ; vous faites virer les véhicules, de suite autour de la place Sémard, alors que vous pourriez fort bien leur permettre une ligne droite jusqu’à l’arrêt suivant : Gare Papin (centre-ville), en les faisant virer, soit face à la gare, soit, mieux encore, au rond-point Marengo. Même observation pour les lignes éloignées de la Gare, et du marché La Fayette, avec l’arrêt situé au Haras.

En tant que fatigué de la dernière pluie, il y a toujours avantage, aux arrêts précités, à trouver des abris et des sièges pour y attendre le bus. Ce n’est pas un vœu pieu, mais un souhait que j’exprime en toute innocence ! »

 

Cotra-Kéolis lui a répondu et rétorque :

- Il n’est pas possible de faire demi-tour place Anquetil; de plus, cela serait très pénalisant pour les voyageurs allant vers le centre-ville, les plus nombreux. La circulation au rond-point de la gare est trop dense, voilà pourquoi les bus font l’arrêt « Gare » à Pierre-Sémard.

- Quant au quartier La Fayette, des navettes seront mises en place dès septembre afin de desservir le marché. En attendant la fermeture de la rue du Haras dans un sens, à la fin de l’année, l’arrêt le plus proche est « Papin » (près de Marengo).

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Si la météo n\'était pas du côté des cyclotouristes, hier, ils avaient malgré tout le moral en passant le pont qui relie Gennes aux Rosiers-sur-Loire.

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Plusieurs milliers de passionnés de vélo ont bravé les gouttes, hier, pour s’élancer vers les premières randonnées de la semaine fédérale.

Les débardeurs n’avaient pas la cote hier. Sous le ciel noir de Saumur, plusieurs milliers de cyclo-randonneurs ont enfourché leurs vélos arnachés de gros anoraks. Si la majorité a franchi la ligne de départ en début de matinée, d’autres étaient moins motivés.

« Quand on a vu le temps, on a préféré faire du shopping et partir plus tard dans la journée », s’amuse Yolande, encapuchonnée. Entourée de Madeleine, Roland et Jean, elle en a profité pour visiter le centre historique de la ville. Un programme à la carte qui colle à l’esprit de la semaine, puisqu’il ne s’agit pas d’une course mais de circuits à réaliser à sa vitesse.

Les 13 200 cyclo-randonneurs avaient le choix entre le grand tour (140 km) et le petit (90 km). Les plus vaillants sont donc partis tôt pour mettre le cap sur Montsoreau, Brezé, Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Gennes, Beaufort-en-Vallée et Longué avant de revenir à Saumur.

Plus court mais tout aussi touristique, le petit tour les a conduits à Brezé, Montreuil-Bellay, Doué-la-Fontaine, Gennes et le Chênehutte.

 

2 500 passages à 13 h

 

A la mi-journée, le point d’accueil de cette « ronde du pays saumurois » était fixé sur l’île à mi-chemin entre Les-Rosiers-sur-Loire et Gennes. Bercés par la Loire, les randonneurs ont marqué une pause déjeuner avant de reprendre la route. A 13h, le compteur de René, l’un des bénévoles, affichait déjà 2 500 passages.

« Le petit rouge qu’on a goûté dans la cave qu’on a visitée tout à l’heure était bien bon ! Nos dames ont fait la grasse mat’alors elles sont parties plus tard, on les attend pour aller manger », confie Jean-Louis, exténué, assis sur l’herbe à côté de son vélo, entouré par Jean-Claude et Essio.

En contrebas, alors qu’une pluie fine bat l’aire de pique-nique, d’autres randonneurs sont déjà à table. « Trois quarts d’heure de pause, pas plus, lâche Adem, sinon on va avoir froid. Le grand tour nous tend les bras, faut pas perdre de temps. Mais on a quand même pris le temps de visiter les troglos à côté de Doué-la-Fontaine. » Les Allemands postés sous le barnum à côté de la buvette n’ont pas prévu de visite. « On fonce, le vélo, it’s good ! », sourit Johannes.

Les premiers participants sont rentrés au village fédéral de Saumur, installé près de l’Ecole de cavalerie, vers 15 h. Certains se sont contentés d’un « tout petit tour ». « Pour un premier jour, je trouve que le kilométrage était trop important, déplore Fanny. Le temps a fini de me dissuader. Donc on est resté dans la ville, j’ai même monté la côte du château de Saumur sans poser le pied par terre ! » Premier exploit prometteur pour la suite de la semaine.

Si les cieux n’étaient pas cléments, le moral des participants, lui, est gonflé à bloc.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 4 août 2008)

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 A deux, c\'est bien plus sympa ! Paulette et Christian pédaleront toute la semaine sur leur tandem.

A deux, c’est bien plus sympa ! Paulette et Christian pédaleront toute la semaine sur leur tandem.

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Les places étaient chères sous le grand abri de l\'île de Gennes pour échapper aux gouttes.

Les places étaient chères sous le grand abri de l’île de Gennes pour échapper aux gouttes.

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Repos bien mérité pour Jean-Louis, Essio et Jean-Claude. En attendant leurs \

Repos bien mérité pour Jean-Louis, Essio et Jean-Claude. En attendant leurs “dames”, ils préparent l’itinéraire de l’après-midi.

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A la confiture, au chocolat, aux rillettes ou au fromage de chèvre... Le patrimoine local se découvre aussi dans les saveurs de la fouée.

A la confiture, au chocolat, aux rillettes ou au fromage de chèvre… Le patrimoine local se découvre aussi dans les saveurs de la fouée.

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Pas de bon pique-nique sans musique. Toute la mi-journée, un groupe de rock a redonné la pêche aux randonneurs fatigués.

Pas de bon pique-nique sans musique. Toute la mi-journée, un groupe de rock a redonné la pêche aux randonneurs fatigués.

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Il faut une bonne mémoire pour retrouver son précieux bicycle parmi les centaines de vélos garés sur l\'île de Gennes.

Il faut une bonne mémoire pour retrouver son précieux bicycle parmi les centaines de vélos garés sur l’île de Gennes.
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Les chiens aussi ont droit à leur balade. Speedy était à l\'abri de la pluie et du vent dans son panier.
 
Les chiens aussi ont droit à leur balade. Speedy était à l’abri de la pluie et du vent dans son panier.
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Jean, Elise, Gérard et Fernande ont garé leur caravane au camping de Breil. Venus de Marseille et d\'Arles, ils vivent la semaine fédérale du cyclotourisme comme un pèlerinage à partager entre amis.

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C’est parti pour la 70e semaine fédérale du cyclotourisme. Plus de 13 000 mordus du vélo ont pris d’assaut Saumur hier, avant le premier coup de pédale ce matin.

Saumur a connu hier le plus grand chassé-croisé de l’année. Rien d’étonnant pour un week-end où les juillettistes cèdent les plages aux aoûtiens. Sauf qu’à Saumur, les routes n’étaient pas envahies par les voitures mais par les vélos. Plus de 13 200 amateurs de deux-roues ont pris possession de la ville hier. Grande procession avant le coup d’envoi de la 70e semaine du cyclotourisme ce matin.

Ces fanatiques de vélo sont venus de toute la France. « Tous les départements de métropole sont là ! » Guy Fromi, l’un des organisateurs, se frotte les mains. « Si on n’a qu’un seul inscrit originaire de la Lozère, l’Ille-et-Vilaine est la mieux représentées avec 1 056 cyclotouristes. Sans oublier plus de 700 étrangers de 14 nationalités différentes. »

 

Toujours prête à 83 ans

 

Pour loger tous ces assaillants de l’asphalte, l’ancien hippodrome militaire de Breil a été reconverti en camping de 3 000 emplacements. Les premiers sont arrivés jeudi pour échapper au grand rush d’hier. C’est le cas de ces deux couples venus du sud. « C’est un peu humide ici ! On n’a pas l’habitude de ce temps breton, on préfère le mistral ! » s’amuse Fernande dans un accent qui roule comme la Garonne. « La vieille de 83 ans en est à sa 33e semaine fédérale, vous imaginez ? Et ça ne sera pas la dernière ! » A sa droite, Jean poursuit. « Nous, c’est la 12e. On n’est pas des dévoreurs de kilomètres mais plutôt des butineurs, on a envie de découvrir la région. »

Même objectif pour Irène, Pierrette, Gérard, Christian et Annie, cinq « habitués » de l’est de la France qui ont préféré l’hôtel au camping. « On est arrivés en milieu de semaine pour prendre le temps de visiter Saumur. »

La semaine fédérale, c’est un peu comme une Saint-Sylvestre entre amis, on ne la manquerait pour rien au monde. On se balade, on retrouve ses amis et on s’en fait d’autres. « C’est la grand-messe du vélo, les gens sont réunis autour de la même passion et viennent pour faire la fête et passer un bon moment, résume Janick Beilleau, le président du rendez-vous, oreillette de téléphone bluetooth vissée à l’oreille. Les gens sont tout simplement heureux de se retrouver. »

Heureux et comblés car les activités se comptent à la pelle. Chaque jour, les randonneurs peuvent choisir des parcours cyclo découverte de 40 à 180 km. Quant à ceux qui préfèrent lâcher les pédales, ils se rabattent sur des randonnées pédestres, des excursions touristiques, des représentations du Cadre Noir et même un grand bal de clôture. De quoi aborder la semaine à venir avec sérénité avant le coup d’envoi de la première randonnée ce matin.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 3 août 2008)

Le cyclo arrive, l’économie sourit

 

Une centaine d\'exposants seront présents toute la semaine.Si le Saumurois se plie en quatre pour accueillir les férus du vélo, la région profitera aussi des retombées économiques. « Environ 7 millions d’euros sur 4 ans, estime Michel Apchin, le maire de la ville, car beaucoup de gens reviendront pour visiter la région. »

Car jusqu’au week-end prochain, la population de Saumur augmente de moitié. Outre le camping fédéral aménagé sur l’ancien hippodrome militaire, les hôtels ont été pris d’assaut. Plus de 1 500 habitants de Saumur et des alentours ont aussi répondu présent en ouvrant leurs maisons aux touristes.

La semaine du cyclotourisme est aussi un vivier formidable de 400 bénévoles à pied d’oeuvre depuis des mois. Le village fédéral, installé devant le manège des écuyers, place Foucault, accueille une centaine de commerçants qui exposeront toute la semaine. Dégustation des produits du terroir, vélos en tout genre, maillots, bandanas, systèmes d’éclairage, boissons protéinées et même des kits d’épilation pour ceux qui envient les jambes des coureurs de la Grande Boucle.

Un grand salon où l’accessoire du deux-roues est roi et où le cyclo randonneur fait ses emplettes.

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Arrivés en 1971, Paulette et Émile Perdriau n\'ont pas quitté leur maison de gardes-barrières depuis et doivent partager leur quotidien avec le va-et-vient des trains.

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J’habite un lieu insolite. Cheminots retraités, Paulette et Émile habitent encore sur le passage à niveau où ils travaillaient jadis. Bercés par les trains qu’ils ne remarquent plus.

10 h 44 sur le PN 270, un jeudi. PN pour passage à niveau. Un TGV duplex fend l’air et s’élance à toute allure vers Nantes. Nous ne sommes pas dans une gare. Enfin, pas vraiment. Bienvenue chez Paulette et Émile Perdriau, anciens cheminots de leur état et heureux propriétaires d’une maison de garde-barrières à La Possonnière.

Coquette maisonnette qui, fonction oblige, a poussé à quelques mètres de la voie ferrée. Au bord des lignes Nantes-Paris et Angers-Cholet. Un salon, une cuisine, trois chambres et un garage. Le tout tient sur 60 m², sans oublier le potager de 520 m². Ça ne paie pas de mine mais « c’est quand même le paradis, sourit Émile. Habiter à 300 m de la Loire quand on est chasseur et pêcheur comme moi, que demander de plus ? »

 

Rachetée 90 000 francs 

 

Cette petite maison est intimement liée à la carrière professionnelle du couple. « Tout a commencé en 1971. Après 20 ans aux chemins de fer, j’ai eu de l’avancement et j’ai été nommé chef de canton à La Possonnière. Ma femme tenait un passage à niveau à Chemillé. Elle m’a rejoint ici pour passer titulaire du PN 270. » Quand le passage à niveau est supprimé, quatre ans plus tard, Paulette remise sa casquette de garde-barrières pour s’occuper de ses enfants.

La retraite d’Émile sonne en 1985. « Les chemins de fer ont refusé de me vendre la maison. » Un refus à contre-courant de la politique de l’époque. Le milieu des années 1950 marque l’avènement du rail et le remplacement des gardes-barrières par des passages à niveau automatisés. La compagnie ferroviaire vend les terrains dont elle n’a plus l’utilité. « Mais quelques mois plus tard, un collègue me téléphone pour m’avertir que la maison est en vente », se souvient Émilie. Une aubaine. Paulette et Émile revendent « en catastrophe » la maison de Chalonnes achetée dix ans auparavant pour couler leurs vieux jours.

L’acte est signé pour 90 000 francs. Une affaire ? Pas si sûr. « Les réparations nous ont coûté le double ! Il fallait voir l’état de la maison ! L’enduit seul a coûté 45 000 francs. » Ravalement de façade, fenêtres isolantes, réfection des plâtres et de la tapisserie… Le couple met les petits plats dans les grands pour faire de cette maison, construite en 1866 pour l’ouverture de la ligne Paris-Nantes, un « endroit fonctionnel ». Aujourd’hui, la maison a « bien changé, il y a toujours quelques travaux à faire, mais ça n’a plus rien à voir.

Alors, bien sûr, si la maison de gardes-barrières n’a plus d’utilité, le trafic des trains, lui, a gagné en importance. « Combien passent chaque jour ? C’est une bonne question, on ne compte plus ! s’amuse Paulette. Environ 150, même un peu plus. Ça se calme à minuit puis ça reprend vers 6 h. » Et le bruit ? « On n’y fait même plus attention ! C’est seulement quand il faut monter le son de la télé qu’on s’en aperçoit. Et puis maintenant les trains sont plus rapides donc ils passent plus vite. » Un avantage du TGV que seuls les voisins des rails savourent.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 3 août 2008)

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Agé de 20 ans, il était arrivé à Angers il y a 2 ans pour rejoindre son père. Transféré hier, en rétention à Rennes, son avocat va déposer un recours.

Ylimaz est mineur lorsqu’il arrive en France, voici deux ans, pour rejoindre son père installé à Angers. Sans papiers, le jeune homme dépose une demande d’autorisation de séjour, il y a un mois, auprès de la préfecture du Maine-et-Loire pour travailler dans l’entreprise de maçonnerie de son père.

Il a été interpellé mercredi matin à son domicile angevin, puis placé sous le régime de la rétention administrative. Après une nuit passée au commissariat, il a été transféré au centre de rétention administrative de Rennes, hier matin. Aussitôt, une vingtaine de personnes se sont rassemblées pour le soutenir, dont des militants du Réseau éducation sans frontières.

Le père et les proches du jeune homme sont sous le choc. « C’est aberrant, on n’a pas reçu d’avis de refus. Rien, ni un appel, ni un courrier », s’indigne, en pleurs, la compagne du père de Ylimaz. De son côté, la préfecture du Maine-et-Loire déclare ne pas savoir si un refus a été signifié. « Cette personne ne pouvait pas ignorer qu’elle était en situation irrégulière. Selon la législation, elle ne peut donc pas faire de demande d’autorisation de séjour. »

L’avocat de Ylimaz s’apprête à déposer un recours auprès du tribunal administratif de Rennes. Le jeune homme, soutenu par la communauté turcophone, « se sent mieux », selon la compagne de son père. Il devrait être présenté au juge de la liberté et de la détention dans la journée.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 1er août 2008)

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Jean-Christophe Boisteault partage sa passion pour l’ardoise avec le public. Un coup de main qu’il a mis cinq ans à maîtriser. © PG

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Trélazé. L’ardoise a fait les beaux jours de la commune. 600 ans après la découverte de la première mine, le musée retrace l’âge d’or de la ville.

Rossignol chausse ses sabots. Il fait claquer sa barre à mine en métal sur ses énormes souliers de bois recouverts de guêtres en tissu. « À l’embauche ! », lance-t-il au public. Rossignol, c’est le « nom de seigneurie » de Jean-Christophe Boisteault. Un pseudonyme dont il a hérité après cinq ans de formation. C’est son maître qui l’a baptisé. « C’est le droit des chérubins, on devenait ardoisier de père en fils et il faut bien dire que les enfants n’avaient pas trop le choix à Trélazé. »

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1406 : le début de l’exploitation

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Si les ardoisiers descendaient dans les mines de Trélazé pour remonter des blocs de schistes, Jean-Christophe Boisteault remonte l’histoire de la ville pour la faire partager à un groupe de curieux. Il pointe un bloc d’ardoise venu des profondeurs. « Celui-ci a été extrait à 550 mètres sous nos pieds. Il pèse 5, 6 tonnes, autant qu’un éléphant. Une fois qu’on a remonté le bloc, il faut le débiter, c’est-à-dire le découper en plaques de quatre centimètres. » Il plante son pic dans le carré bleu nuit et soulève une plaque. « Et il faut faire attention à la qualité de la pierre. Dans le jargon, un bloc de bonne qualité s’appelle un bouc et un mauvais une biquette. »

Autant d’expressions anciennes qui font traverser le temps pour faire revivre l’épopée des mines d’ardoise de Trélazé. L’exploitation a commencé en 1406. « L’ardoise de Trélazé est la plus pure du monde et dure longtemps sur une toiture. »

La démonstration de la fente d’ardoise se poursuit sous l’amphithéâtre ombragé au cœur du parc du musée. Jean-Christophe distille les anecdotes des mines comme il fend la pierre. « C’est dans les mines du Fresnaie et des Grands Carreaux que les hommes descendent pour chercher la pierre. Au début du XXe siècle, jusqu’à 4 200 personnes ont travaillé dans l’ardoise. Et même jusqu’à 6 000 si on inclut les mines du Segréen. »

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213 employés aujourd’hui

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Aujourd’hui, ils ne sont plus que 213 employés à œuvrer aux Ardoisières. La mécanisation a remplacé l’huile de coude. « Quand il fallait deux semaines de travail entre l’extraction et l’ardoise prête à utiliser, il ne faut aujourd’hui plus que trois heures ! » Sans oublier l’invasion de l’ardoise d’Espagne, de moins bonne qualité mais moins chère, dans les années 1960, qui a signé la fin de l’âge d’or de Trélazé.

Jean-Christophe plante son cobra, une fine lame de métal, pour effeuiller le cube en fines ardoises. A l’ancienne. « Voilà des ardoises de 2,7 mm ! Après le rondissage - la taille à la bonne dimension - elles seront fin prêtes pour le couvreur. » Un coup de pédale sur sa machine et la tuile est taillée à la bonne dimension.

Avant de partir, chaque visiteur prend un petit carré d’ardoise, en souvenir de cette démonstration de taille à l’ancienne. Le parcours se poursuit devant une vidéo où l’on voit les grosses machines de la société des Ardoisières, à quelques kilomètres du musée, s’affairer pour tailler la pierre. Si la machine a remplacé l’homme, Rossignol, lui, garde toute la légèreté du coup de main à l’ancienne.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 26 juillet 2008)

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Arrivés au Cadre noir de Saumur le 15 juillet, les quatre cavaliers chinois repartiront en Chine à la mi-octobre pour y poursuivre leur formation. © Marc Roger

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Ils se forment à Saumur pour préparer un championnat national en 2009. C’est le début d’une nouvelle coopération entre la Région et la Chine.

Quatre cavaliers chinois du Shandong, une province de 90 millions d’habitants à l’est de la Chine, sont aux ordres des écuyers de l’École nationale d’équitation de Saumur jusqu’à la mi-octobre. Pour préparer les épreuves de concours complet des Jeux chinois de 2009.

Ce n’est pas une nouveauté pour le Cadre Noir, qui a déjà prouvé l’excellence de sa formation en accueillant l’équipe du Qatar en 2006 : les Qataris avaient remporté l’or aux Jeux asiatiques de Doha. Mais c’est un tournant pour l’activité équine des Pays de la Loire. « Le savoir-faire de l’école est recherché. Au-delà de la préparation sportive des cavaliers, l’enjeu est de promouvoir notre filière équine à l’étranger et d’en récolter les fruits », explique Jacques Thiolat, directeur de l’école d’équitation.

Cette relation dépassera le domaine de la formation pour toucher l’élevage. « 90 chevaux français ont déjà été vendus en Chine depuis 2007, en privilégiant les éleveurs de la région », pointe Jean-Yves Camenen, le directeur de l’Union nationale interprofessionnelle du cheval, partenaire de l’opération.

« Il est encore trop tôt pour chiffrer ces échanges. Depuis le lancement du projet en mai 2007, la fourchette est comprise entre 300 000 € et 700 000 €. » Une estimation qui inclut les retombées immédiates, comme l’achat de chevaux, ou induites, comme l’impact sur le commerce local.

Mieux, un bureau de représentation de la Région est à pied d’oeuvre à Qingdao - deuxième ville du Shandong - depuis mars 2006. Ses trois employés aiguillent les entreprises ligériennes intéressées par l’Empire du milieu. « Le bureau était précieux car la distance aurait été une difficulté insurmontable », souligne Jacques Thiolat.

La coopération entre la Région et le Shandong dépasse l’échéance des Jeux chinois de 2009. « Un institut franco-chinois de formation aux métiers de l’équitation devrait voir le jour à Qingdao d’ici 5 à 6 ans », explique Alain Bentaha, conseiller régional chargé de la filière équine. Un centre axé sur l’équitation de loisirs et la formation de cadres chinois qualifiés, à même de conduire leurs futurs cavaliers vers l’excellence.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 24 juillet 2008)

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Jean-Pierre Logerais, l’architecte de la résidence Volta, a dévoilé jeudi les plans du bâtiment.

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Cette nouvelle résidence prend racine sur le campus de Belle-Beille. Dès la rentrée 2009, elle étoffera une offre de logements étudiants un peu restreinte.

Dix mois après la pose de la première pierre, deux des quatre blocs de la résidence Volta sont déjà sortis de terre. Juché face au restaurant universitaire de Belle-Beille et à une centaine de mètres de la bibliothèque, le bâtiment de trois étages accueillera 300 nouveaux locataires dès la rentrée 2009.

Des studios de 18 m², tout équipé, avec salle de bain et kitchenette. Ils s’ajouteront aux 1 900 logements universitaires que compte le Centre local des œuvres universitaires et scolaires (Clous) d’Angers.

La construction est à la pointe des normes environnementales. « Les façades de chaque chambre sont en bois isolant, le châssis du bâtiment est en aluminium et l’isolation extérieure en céramique », note l’architecte Jean-Pierre Logerais. Ce gros œuvre complète les ampoules fluorescentes à basse consommation de la résidence et les 120 m² de panneaux solaires utilisés pour alimenter la ventilation du bâtiment.

12 millions d’euros

C’est aussi un exemple en matière d’accessibilité puisque six appartements aménagés de 25 m² seront réservés aux personnes handicapées. Sans oublier le jardin, situé au centre des quatre unités du bâtiment. « C’est un produit haut de gamme, réalisé dans des coûts supportables », résume Michel Noctulle, directeur du Crous des Pays de la Loire.

Le projet, chiffré à 12 millions d’euros, a vu le jour voici trois ans. Il renforce le parc des douze cités et résidences universitaires qui hébergent 6,50 % des étudiants de la ville. « Des efforts restent à faire pour qu’Angers atteigne les 10 % fixés, poursuit Michel Noctulle. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans nos missions. On met des structures de l’enseignement supérieur en danger. On s’aperçoit, par exemple, qu’il est plus facile de trouver une chambre à Rennes, dont le Clous loge 10,5 % des étudiants de la ville, qu’à Angers. »

Malgré tout, pas d’inquiétude. « On arrive à loger tous les étudiants boursiers tant bien que mal, rassure Laurence Lannaud-Rolland, directrice du Clous d’Angers, même si ça peut prendre quelques semaines de plus. »

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 23 juillet 2008)

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