Posts Tagged “cinéma”

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En résidence à l’abbaye de Fontevraud, le cinéaste originaire de Valence est venu écrire le scénario de son prochain film d’animation.
Son diplôme d’école d’art en poche, Pierre-Louis Granjon a « vite bifurqué » pour faire le grand saut dans le cinéma d’animation.
Un an après avoir commencé dans un studio de Valence comme modeleur pour Hôpital Hilltop, une série pour enfants diffusée sur France 3, il rêve déjà de son premier court-métrage. Objectif atteint en 2001, quand il réalise Petite Escapade, l’histoire d’un écolier qui, du haut de son mur, observe les passants qui défilent en contrebas.
Puis suivent L’enfant sans bouche (2004), Le Château des autres (2004) et Le Loup blanc (2006). Cette réalisation en papier découpé lui vaudra plus de vingt sélections dans des festivals, de Stockholm à Montréal.
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Un scénario bourré d’imagination
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L’histoire – au dénouement tragique – de ce loup apprivoisé par un enfant a été primée au festival Cinématou de Genève (prix Kodak du public) et au festival international du film d’animation de Krok (meilleur film pour enfants).
Avant la réalisation, l’an dernier, de L’hiver de Léon, son dernier opus, ses films n’avaient encore jamais dépassé les dix minutes.
« J’aime beaucoup le format court, ça donne une grande liberté pour créer des univers particuliers, mais j’avais aussi envie de développer une histoire plus longue. Aucun format n’est meilleur que l’autre, je les compare au genre de la nouvelle et du roman. »
De l’idée à la planche à dessin, le cheminement est avant tout visuel. « Les thèmes naissent souvent d’une image principale que j’ai en tête, je crée l’histoire à partir de cette scène. C’est le cas dans Petite escapade : j’avais l’image du gamin qui part dans la forêt avec son cartable puis j’ai inventé la suite. »
La suite, parlons-en. Les projets de ce jeune talent au regard pétillant de malice passe par sa résidence à l’abbaye de Fontevraud. « Je m’isole pour écrire, c’est un travail solitaire, exactement ce qu’il me fallait. »
Encore dix jours pour profiter du calme majestueux des lieux avant de reprendre la route vers le sud. « Je voudrais terminer ce séjour en Maine-et-Loire en ayant une première version du scénario de mon long-métrage, L’armée des lapins. »
Un scénario bourré d’imagination, de rêve et de rebondissements, à l’heure où d’autres réalisateurs « adoptent un côté téléphoné pour ne pas choquer les familles ».
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Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 20 juillet 2008)
Tags: cinéma, ouest-france
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Ateliers d’Angers. L’heure était au bilan, hier mercredi, pour Jeanne Moreau et ses huit jeunes cinéastes, en résidence depuis le 2 juillet à Angers.
C’est la petite cuisine du cinéma qu’elle connaît sur le bout des doigts ! Mademoiselle Jeanne Moreau met la main à la pâte pour le cocktail de clôture à l’hôtel Livois-Lancreau, à l’image de son investissement et de son enthousiasme lors de cette quatrième édition de « ses » Ateliers d’Angers. « Mais je suis épuisée ! Je pense que nous les avons nourris un maximum pendant cette semaine. Pour la première fois, j’avais pu découvrir leur court-métrage et pu lire leur scénario. Et chose extraordinaire, tous ont déjà un producteur. »
Du particulier (chacun des résidents s’est entretenu avec l’immense comédienne) au général, les huit privilégiés ont eu l’occasion, au contact des nombreux professionnels et figures tutélaires, d’apprivoiser l’angoisse inhérente à la réalisation d’un premier long-métrage. « Faire un film est une sacrée responsabilité, et même un choix de vie : on y engage des capitaux et des personnes. C’est un métier dangereux autant qu’un fantasme. Il y a beaucoup d’angoisse en eux et l’idée des Ateliers est de les respecter, de les rendre importants, et de les amener au bout d’eux-mêmes. On ne peut pas passer son temps à avoir des doutes. »
En amoureuse et en experte du septième art, Jeanne Moreau a matérialisé pour eux les images qu’ils tourneront bientôt : « J’ai vu leur film, j’ai pu leur restituer ma confiance et mon émotion. J’ai même eu les larmes aux yeux en imaginant certaines scènes ». Quel que soit le destin de ces réalisateurs en devenir, un passage aux Ateliers d’Angers n’est pas image morte.
D’anciens résidents ont vécu la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, certains achèvent leur film, quand d’autres ont dirigé leur pas vers les plateaux télé. « Ces Ateliers leur permettent au moins de savoir quelles sont leurs véritables envies ! » Celles de Jeanne Moreau ne riment pas en tout cas avec vacances : « Je n’en ai pas pris depuis cinq ans ! » Une tournée en Amérique du nord début 2009 avec Quartett, en compagnie de Sami Frey ; l’ouverture en Avignon, toujours en 2009, avec un projet d’Amos Gitaï ; le commentaire d’un documentaire sur Laure Manaudou et un travail autour du Condamné à mort de Jean Genet, avec Etienne Daho… Jeanne Moreau ne s’arrête jamais. Comblés par cette rencontre, les huit résidents ont pris une belle leçon… de jeunesse !
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Paul GYPTEAU et Gwenn FROGER.
(Ouest-France, le 10 juillet 2008)
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Le bilan des résidents
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François Pirot (Belgique)
« Mon temps fort : la rencontre avec Jacques Doillon. Pour sa disponibilité, sa simplicité, son humilité et son approche saine du métier. L’important pour moi est d’avoir pu trouver des confirmations de mes choix. Je suis sur le point de tourner un court métrage, après un long temps d’écriture. La possibilité d’échanger et de parler de la dimension concrète des choses tombait à point nommé pour moi. Et si j’avais un bémol, ce serait la petite frustration de ne pas avoir eu plus d’exercices, d’être allé un peu plus loin avec les intervenants. Mais je conseillerais les Ateliers à tous les jeunes réalisateurs. »
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Antoine Barraud (France)
« C’était très fort d’être ensemble ! L’entente entre nous fut instantanée, inattendue, miraculeuse. On sentait qu’on était tous là pour la même chose, pour une même curiosité. Ces Ateliers m’ont de plus apporté des réponses concrètes sur des questionnements précis, comme le fait de faire des répétitions, et comment les faire, et avec qui les faire. C’était aussi très instructif d’échanger sur les périodes de financement. Tout cela permet de dédramatiser. Le seul bémol est le côté encore expérimental de ces Ateliers dans leur forme. Mais l’idée est très bonne, et la rencontre avec Noémie Lvovsky fut un moment merveilleux. »
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Héléna Klotz (France)
« Le temps fort fut la toute première master-class avec Jeanne Moreau. C’était vivant, frontal, sans chichi. Elle a vraiment donné le ton. En trois minutes, elle a décoincé tout le monde. À titre personnel, ces Ateliers m’ont permis de démythifier le fait de réaliser un premier long. On est très seul d’habitude, et la présence de tous ces intervenants et des sept autres résidents m’a donné beaucoup de confiance. J’ai énormément appris au contact des autres, et nos échanges m’ont même donné quelques idées pour mon scénario. Au final, on se dit que c’est un véritable privilège de pouvoir vivre cela ! »
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Rebecca Zlotowski (France)
« Pour la première fois j’ai pensé à mon scénario comme à quelque chose de concret. Je sens enfin que le film va se faire, à condition que j’arrive à trouver des financements. En fait, je suis à un stade intermédiaire. Je n’ai plus les mains dans le script mais pour autant, je ne suis pas encore prête à tourner demain. Ça m’a donc fait du bien d’entendre des avis différents. La semaine a été dense ! Cerise sur le gâteau, Jeanne Moreau a accepté de tourner dans une scène de ma carte postale, ce film souvenir de notre semaine qu’on laisse ici avant de partir. Ça n’a pas de prix ! »
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Peter Mackie Burns (Grande-Bretagne)
« Je m’apprête à tourner mon premier long-métrage en septembre. Rencontrer tous ces intervenants, ça m’a donné les dernières clés avant de me lancer. Le film Y aura-t-il de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset est tombé à point nommé puisqu’elle tourne beaucoup en extérieur. Beaucoup de scènes de mon film sont aussi tournées dehors. Pour les techniques de cadrage, c’est idéal ! Je croise les doigts pour que tout se passe bien, parce que tourner un film pour la première fois, c’est comme quand on est vierge, on ne sait jamais comment ça va se passer ! »
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Celia Galvan Julve (Espagne)
« Ce qui m’a le plus marquée cette semaine ? Tout ce que les réalisateurs ont échangé avec nous ! Je pense aussi au film de Sandrine Veysset, Y aura-t-il de la neige à Noël ? c’est intense et plein de vie. J’étais aussi à un moment où j’avais besoin de penser mon film comme un projet concret. Parce que quand on écrit, on utilise souvent des mots et des concepts vagues qui n’existent pas dans la réalité. Donc quand on parle avec des réalisateurs et des monteurs, tout de suite, ça recadre les choses ! C’est un privilège d’avoir partagé du temps avec Jeanne Moreau. »
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Paul Saintillan (France)
« En tête à tête avec Jeanne Moreau, on discutait d’un des rôles de mon film. Je voyais bien Melvil Poupaud camper ce personnage et l’idée est aussi venue à Jeanne. Elle m’a donné le numéro de l’acteur pour que je lui envoie mon scénario. C’est surréaliste comme démarche. Ca ne se passe jamais comme ça d’habitude. La semaine dernière, quand elle nous a parlé d’Orson Welles, Luis Buñuel et François Truffaut, c’est à ce moment-là que j’ai pris conscience qu’elle était très proche des gens du Panthéon du septième art. Nous transmettre son expérience de comédienne lui tenait vraiment à cœur. »
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Germinal Rouaux (Suisse)
« Les résidents ont débarqué à Angers sans se connaître. On était dans le même bateau pendant une semaine, ce qui a instauré une certaine solidarité entre nous. On avait besoin d’être rassurés à ce stade.
J’ai repris confiance après les conseils des intervenants. Un de mes temps forts restera lié à ma rencontre avec Jacques Doillon. Il m’a conforté dans le fait qu’on peut réaliser un film en étant sincère, même dans un milieu où le poids du marché est fort. Malgré les pressions, il faut toujours garder confiance en son projet pour rester soi-même. »
Tags: cinéma, ouest-france
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L’abbaye de Fontevraud met à l’honneur le réalisateur du “Tombeau des lucioles”, Isao Takahata, disciple d’un autre grand de l’animation, Paul Grimault.
ENTRETIEN
Isao Takahata, Cinéaste d’animation japonais
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Paul Grimault, le réalisateur du Roi et l’oiseau, a eu une influence déterminante dans votre travail. Que représente-t-il pour vous ?
La première fois que je l’ai rencontré à Paris en 1981, il était tel que je me l’étais imaginé en regardant ses films, ouvert et chaleureux. C’est le premier réalisateur de films d’animations à avoir pris à bras-le-corps des questions de société. Au-delà de ses convictions, il a révolutionné la technique du cinéma d’animation. La qualité graphique de la La Bergère et le Ramoneur et du Roi et l’oiseau est époustouflante. Je pense aussi au Voleur de paratonnerre, où il a introduit un sens de la perspective inconnu jusque-là .
Et sa vision critique ?
Personne n’a jamais dépassés les métaphores de ses dessins animés. L’exemple des trappes dans lesquelles le roi fait tomber ses opposants dans Le Roi et l’oiseau est marquant.
C’est donc un immense honneur d’être exposé aux côtés de son maître…
Oh non, c’est très embarrassant ! Il y a un décalage entre son travail et le mien. Avec Miyasaki - le réalisateur de Kiki la petite sorcière et du Voyage de Chihiro, exposé lui aussi - on a eu la même réaction. On a accepté de participer à cette exposition pour avant tout de saluer le travail de Grimault.
Quel regard portez-vous sur les films d’animation contemporains ?
Certaines productions sont remarquables ! Les réalisateurs explorent aujourd’hui plus de domaines. Les Français se démarquent avec des films de grande qualité, comme les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet ou les œuvres de Michel Ocelot (Kirikou et la sorcière, Azur et Asmar).
C’est insolite d’exposer des dessins animés dans une abbaye royale, le cadre vous inspire pour un prochain film ?
C’est magnifique mais je me tiens à ma ligne directrice : traiter uniquement de la réalité de mon pays, le Japon.
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Recueilli par
Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 10 juillet 2008)
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Fontevraud rend aussi hommage à Paul Grimault
Offrir les cimaises d’une abbaye royale au monde merveilleux du dessin animé, chapeau bas ! Cette rétrospective exceptionnelle retrace le parcours de Paul Grimault, pionnier du cinéma d’animation depuis les années 1930. Si tout le monde connaît son long métrage Le Roi et l’oiseau, c’est aussi l’occasion de pousser les portes de son atelier. Croquis, photos d’époques, planches de travail, matériel de montage et projection de ses œuvres sont autant de balises qui intéresseront enfants et adultes. Plus loin trônent les chefs-d’œuvre récents de ses disciples, Isao Takahata (Le Tombeau des lucioles) et Miyazaki Hayao (Le Château ambulant). Hommage graphique pour décortiquer « l’inspiration du mouvement inventée par Grimault que les Japonais ne trouvaient pas chez Disney », note en clin d’œil Jean-Pierre Pagliano, le commissaire de l’exposition.
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« Mondes et merveilles du dessin animé », à voir jusqu’au 16 novembre à l’Abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire). Tél. 02 41 51 73 52 ou www.abbayedefontevraud.com
Tags: cinéma, ouest-france
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Pionnier du cinéma haute définition depuis les années 1990, le technicien belge Paul Englebert animait, hier, une rencontre des Ateliers d’Angers.
Qu’est-ce que la haute définition et comment cette technologie a-t-elle révolutionné le cinéma ?La HD, c’est la fin de l’analogique ! De la prise de vue jusqu’à la diffusion en salles, tout passe par informatique. En somme, le numérique c’est une série d’images numérotées qui se suivent et qu’on peut retoucher à volonté. La HD a trouvé son essor au début des années 2000. Et depuis, le travail en numérique a explosé ! Aujourd’hui en Europe, seulement 40 % des films sont réalisés en HD et peu de salles de cinéma sont équipées pour le projeter. Mais dans les prochaines années, le numérique va s’imposer comme la norme. Dans 5 ans, 8 000 salles européennes seront équipées. Quoi qu’on en dise, le cinéma a pris le tournant du numérique pour des raisons économiques.
Ces motifs économiques pèsent aujourd’hui dans le budget d’un film ?
Le numérique a démocratisé le cinéma. Pour des films à petits budgets - environ 150 000 € - les réalisateurs économisent 10 %, c’est énorme ! Pourquoi ? Parce que c’est un support bon marché qui permet un nombre de prises illimité, contrairement aux pellicules. C’est une économie qu’on retrouve aussi après le tournage. Fini le temps de la bobine 35 mm où il fallait isoler l’image, la scanner et la truquer avant de la réinsérer dans le film. Aujourd’hui, on travaille directement sur les images.
Quelles formations suivre pour travailler dans le cinéma numérique ?
Les écoles de cinéma ne peuvent pas s’offrir le matériel numérique le plus récent car il se renouvelle trop vite. L’idéal est d’en connaître le fonctionnement puis de se former en multipliant les stages.
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Recueilli par
Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 5 juillet 2008)
Tags: cinéma, ouest-france
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Les huit résidents des Ateliers d’Angers, créés par Mademoiselle Moreau, ont posé leurs valises, hier, dans la cité. Dix jours durant, ils peaufineront leur projet de long-métrage.
Fatiguée par des semaines à arpenter les planches du théâtre de la Madeleine, à Paris (elle y jouait Quartett, avec Sami Frey), Mademoiselle Jeanne n’était pas au rendez-vous du cinéma des 400 coups. Mais les huit bénéficiaires de ses Ateliers auront l’occasion pendant dix jours d’écouter ses conseils, ainsi que ceux des multiples intervenants de grand talent.
Cette première journée des Ateliers était toute dévouée à ces jeunes réalisateurs venus s’enrichir au contact de professionnels, l’une des dernières étapes du voyage au long cours que constitue la fabrication d’un premier long. Et c’est avec leurs projets courts que la salle de cinéma angevine d’art et essai a lancé ce troisième chapitre des Ateliers, sous le regard de Claude-Eric Poiroux, Monsieur Premiers plans, et de Sandrine Veysset, la réalisatrice référente de cette édition, la « maîtresse » : « Je suis ravie d’être là et d’avoir été invitée par Claude-Eric et Jeanne. C’est la première fois que je vais assumer ce rôle et j’avoue que cette aventure, dont je ne connais pas encore toutes les subtilités, est très stimulante ».
Ce jeudi, ils sont rendez-vous avec Amos Gitaï, tout comme les quelque cent vingt auditeurs libres et tous les cinéphiles qui viendront rencontrer le cinéaste, à 20 h 15, au ciné des 400 coups. Ce ne sont pas les premiers, mais tous ces plans s’annoncent grisants !
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Paul GYPTEAU et Gwenn FROGER.
(Ouest-France, le 3 juillet 2008)
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Paul Saintillan (France)
« Cela fait exister davantage le projet que d’en parler, ici. Je suis curieux de savoir comment mes camarades envisagent de faire leur film. Je n’attends rien de particulier, de précis. Je suis dans l’attente de ce que les rencontres et les échanges vont pouvoir faire naître. C’est cela que je trouve le plus intéressant et le plus stimulant dans cette expérience : rencontrer des gens ! »
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Peter Mackie Burns (Grande-Bretagne)
« La rencontre avec les réalisateurs m’intéresse, échanger avec ces créateurs d’expérience. Je n’attends pas beaucoup d’orientations car je commence mon tournage dans 6 semaines. Mon casting est bouclé, avec Cillian Murphy du Vent se lève de Ken Loach et Peter Mullan. Un casting de rêve pour un premier film… qui sera peut-être raté ! »
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Celia Galvan Julve (Espagne)
« Je viens de finir mon scénario et il y a mille manières de filmer cette histoire. Je suis venue ici pour trouver la meilleure façon de le tourner. J’ai une idée globale de réalisation mais il est difficile de voir comment cela peut se concrétiser. J’aimerais figer quelque peu cette vision. C’est toujours très enrichissant de rencontrer ces gens avec autant d’expérience et de talent. »
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Antoine Barraud (France)
« Je suis ravi de pouvoir rencontrer autant de stars pendant les ateliers. J’ai hâte d’échanger avec les autres résidents et de découvrir leurs scénarios pour m’enrichir. C’est un honneur d’avoir été retenu pour ces Ateliers et de savoir qu’on n’est pas le dernier sur terre. »
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Germinal Roaux (Suisse)
« 4 ans que je bosse sur l’écriture ! Il est temps de resserrer les intrigues pour y voir plus clair. Alors je travaille avec une scénariste professionnelle. Moi qui suis plutôt instinctif, c’est déroutant de se confronter à quelqu’un d’expérimenté. Mais c’est comme ça qu’on grandit ! »
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Héléna Klotz (France)
« Parler du cinéma au calme, c’est quand même génial ! Échanger avec une génération de professionnels, cela va me permettre de sortir de l’écriture de mon film. Je
vais pouvoir entrer un peu plus dans la mise en scène. La cerise sur le gâteau, c’est que ma chambre se trouve juste en face de celle de Jeanne Moreau Ã
l’hôtel ! »
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Rebecca Zlotowski (France)
« Je compte approfondir le traitement du son pour bien l’intégrer dans mon long-métrage. C’est idéal de rencontrer Simon Stockhausen qui a composé la musique de grands films. IJe vais donc en profiter pour poser toutes les questions qui m’intriguent ! »
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François Pirot (Belgique)
« Ce n’est que le début du processus ! Je viens de terminer l’écriture de mon long-métrage. J’ai lancé la recherche de fonds et j’espère tourner l’été prochain. J’ai hâte de récolter des points de vue différents sur mon travail avant de commencer la réalisation. »
Tags: cinéma, ouest-france
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Sept salles, 39 courts-métrages, 9 documentaires de vingt pays et 6 000 visiteurs attendus. Cinérail, le festival de cinéma consacré au train, ne manque pas d’ambition. Et cette année, les visiteurs vont frémir. « Pour cette seizième édition, on a choisi le thème du policier et de l’aventure, explique Etienne Mortini, le délégué général du festival, le polar et le train sont très proches, ça mêle le mystère aux rencontres. » Le cinéma noir est à l’honneur avec la projection, demain soir en avant-première, des “Femmes de l’ombre”. Un film dans lequel Sophie Marceau incarne une résistante française chargée d’exfiltrer, grâce aux transports ferroviaires, un agent britannique aux mains de la Gestapo.
Désormais à quai aux 7 Parnassiens, dans le 14e arrondissement - un cinéma plus grand que dans les éditions précédentes -, Cinérail devrait « doubler sa fréquentation », espère Etienne Mortini. De l’avis d’experts, ce festival est le lien parfait entre les chemins de fer et le septième art. Avec 39 films retenus sur 400 proposés, « il y a un gros travail de sélection, les réalisateurs sont déjà confirmés et les scénarios sont de qualité », jauge André Gomar, qui préside « Ceux du rail », une association francilienne de cheminots cinéphiles. Si les classiques sont aussi à l’honneur avec la projection de « rétro-polars » comme “Assurance sur la mort” (Billy Wilder, 1946) ou l’ “Enigme du Chicago express” (Richard Fleischer, 1952), les enfants ne sont pas en reste. Une programmation familiale leur est réservée, où l’on retrouvera notamment “Wallace & Gromit” ou “Corto Maltese et La cour secrète des Arcanes”. Rendez-vous demain pour le premier coup de vapeur.
Festival Cinérail, au cinéma “Les 7 Parnassiens”, 98 bd du Montparnasse, Paris, du 20 au 26 février.

Tags: cinéma, cinérail, festival
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