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Méfiez-vous des apparences ! Si les comédiens de la compagnie la Triperie portent des costards branchés et bien coupés, c’est pour mieux vous voler votre argent, cet après-midi, à Saint-Clément-de-la-Place. © DR

Festival. Demain, il sera trop tard ! La Rue du Milieu entraîne son public dans 3 spectacles déjantés, à Saint-Léger, Saint-Lambert et Saint-Clément, avant de baisser son rideau jusqu’à l’année prochaine.

Vous avez toujours rêvé de rencontrer des extraterrestres ? Rendez-vous donc à Saint-Léger-des-Bois, cet après-midi, pour serrer la main d’un drôle d’ambassadeur venu de Pluton. S’il a l’apparence d’un être humain fait de chair et d’os, Monsieur Jambou n’en demeure pas moins un alien dans l’âme. Et il compte bien vous apporter la preuve de ses frasques paranormales lors d’une conférence intergalactique. Si vous en doutez, taisez vos pensées, car ce drôle de compère schizophrénique et un peu louche pratique le « mentalisme ».
Il plonge dans les songes du public pour deviner leurs noms et leurs opinions. Et s’il déroule le fil de son one-man-show avec brio, Monsieur Jambou laisse aussi la part belle à certains objets mystérieux non-identifiés…

À quelques kilomètres de là, la compagnie Ultrabutane va faire souffler son Vent divin sur l’assistance de Saint-Lambert-la-Potherie. Une performance solo animée par un comédien cascadeur dans un spectacle corporel détonnant. Bande-son et bruitages sont assurés par la bouche et les effets spéciaux avec les bras et les jambes. Et les décors ? « Dans ta tête ! », prévient le comédien.

Ils seront plusieurs comédiens en revanche à battre la scène de Saint-Clément-de-la-Place. Mais prévoyez cadenas et autres fermetures de porte-monnaie renforcées car s’ils vous convient, c’est pour vous délester de vos sous. Ou plutôt pour vous raconter une fable contemporaine absurde mais bien réelle. Ces « trois jeunes cadres dynamiques » offrent un florilège de mimes, de danse et de théâtre corporel quasi muet pour dénoncer la cupidité de notre société. À vot’bon cœur, m’sieurs dames !

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Début des spectacles à 15 h. Programmation en ligne sur le site internet www.laruedumilieu.org

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 6 juillet 2008)

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La bonne humeur est une des clés de la réussite de La Rue du Milieu, dont déborde le spectacle déjanté  des Kags, présenté dans trois villages différents pour cette édition 2008. © DR

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Sur les rails depuis dix ans, le festival de La Rue du Milieu n’en finit pas d’attirer les foules. En fédérant cinq villages, les habitants apprennent à se connaître.

Dix ans que ça dure ! A ses débuts, La Rue du Milieu avait élu domicile à Saint-Clément-de-la-Place, au nord-ouest d’Angers. Une rencontre annuelle née de la volonté de plusieurs passionnés pour redynamiser cette petite bourgade. Le festival a ensuite exporté quelques spectacles dans les communes alentours. Succès immédiat ! Alors, pour cette édition 2008, la manifestation a passé le mur du son en associant cinq villages où le public a rendez-vous avec 25 spectacles jusqu’à dimanche.

La programmation artistique de qualité - théâtre, danse, chant, cirque - n’est pas la seule recette du succès. La Rue du Milieu, c’est aussi une épopée humaine fascinante. « Les arts de la rue offrent beaucoup de choix, le festival est gratuit et se déroule à la porte des villageois. Quand on sait que chaque année, seulement 20 % des gens poussent la porte d’une salle de spectacle, c’est une barrière symbolique qui tombe ! », se réjouit Pierre Boisson, coordinateur de l’événement. Et chacun peut prêter main-forte en gérant l’accueil ou la technique par exemple. « Les habitants s’approprient le projet et dépassent le stade de consommateur de spectacles », ajoute le seul salarié de l’association.

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Le covoiturage pour aller voir les spectacles

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À Saint-Augustin-des-Bois, qui accueillait mercredi soir L’oiseau bleu, son premier spectacle, Christian Baron, le maire, ne cache pas sa joie. « 150 spectateurs ont répondu présent, vous imaginez, c’est formidable pour un petit bourg de 1 000 habitants ! ». Il suffisait de jeter un œil à la façade de la mairie pour prolonger une féerie qui dépasse l’antre de la scène. Le bâtiment était habillé d’une tenture rouge.

Et chaque village a choisi sa couleur. « Un bon moyen pour faire jouer l’intercommunalité et unifier chaque village après les élections municipales », ajoute Christian Baron. « On a besoin de cette adhésion populaire et de personnes qui s’investissent », confirme Michel Bourcier, maire du Louroux-Béconnais. « Et quelle bonne humeur ! Ça fait plaisir en ces temps de morosité ! », renchérit son homologue de Saint-Clément-de-la-Place.

Le covoiturage est un autre élément moteur. Chaque soir, les voitures s’organisent pour convoyer les spectateurs vers la scène de leur choix. Une belle démonstration de partage pour dépanner ceux qui, sans quoi, ne pourraient pas profiter de toute la richesse de la programmation. Malgré cette façade idyllique, les festivités ne sont pas assurées l’année prochaine. Faute de trouver davantage de partenaires financiers, le festival pourrait rester sur la touche.

 

Paul GYPTEAU.
(Ouest-France, le 4 juillet 2008)

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Festival CinérailSept salles, 39 courts-métrages, 9 documentaires de vingt pays et 6 000 visiteurs attendus. Cinérail, le festival de cinéma consacré au train, ne manque pas d’ambition. Et cette année, les visiteurs vont frémir. « Pour cette seizième édition, on a choisi le thème du policier et de l’aventure, explique Etienne Mortini, le délégué général du festival, le polar et le train sont très proches, ça mêle le mystère aux rencontres. » Le cinéma noir est à l’honneur avec la projection, demain soir en avant-première, des “Femmes de l’ombre”. Un film dans lequel Sophie Marceau incarne une résistante française chargée d’exfiltrer, grâce aux transports ferroviaires, un agent britannique aux mains de la Gestapo.

Désormais à quai aux 7 Parnassiens, dans le 14e arrondissement - un cinéma plus grand que dans les éditions précédentes -, Cinérail devrait « doubler sa fréquentation », espère Etienne Mortini. De l’avis d’experts, ce festival est le lien parfait entre les chemins de fer et le septième art. Avec 39 films retenus sur 400 proposés, « il y a un gros travail de sélection, les réalisateurs sont déjà confirmés et les scénarios sont de qualité », jauge André Gomar, qui préside « Ceux du rail », une association francilienne de cheminots cinéphiles. Si les classiques sont aussi à l’honneur avec la projection de « rétro-polars » comme “Assurance sur la mort” (Billy Wilder, 1946) ou l’ “Enigme du Chicago express” (Richard Fleischer, 1952), les enfants ne sont pas en reste. Une programmation familiale leur est réservée, où l’on retrouvera notamment “Wallace & Gromit” ou “Corto Maltese et La cour secrète des Arcanes”. Rendez-vous demain pour le premier coup de vapeur.

Festival Cinérail, au cinéma “Les 7 Parnassiens”, 98 bd du Montparnasse, Paris, du 20 au 26 février.

Festival Cinérail RER

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